Description dans Vilruve
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nation appliquée à tous les abris dont on se couvrait pour tenter l'attaque d'une ville forte. Le plus simple est celui que les.
légionnaires formaient en élevant au-dessus de leurs têtes leurs grands boucliers rectangulaires et en les réunissant entreeux à la façon des tuiles d’un toit (fig. 340). On rendait la fes{udo arietaria incombustible en la recouvrant extérieurement de peaux de bêtes fraîchement tuées ou d’autres matières rebelles au feu que les assiégeants pouvaient jeter du haut des murailles. |
Fig. 553. — Bélier.
Si la machine employée pour battre le mur se terminait non plus par une tête de fer, mais par une faux (falx muralis), elle avait pour destination de pénétrer dans le rempart et d'en arracher les » pierres, D'autres étaient munies d'une pointe aiguë qui pouvait y. percer des trous; on les nommait terebra. Nous connaissons par » Vitruve et par Végèce, non par des figurations, ces deux sortes de machines de guerre. | | |
Pour éviter aux soldats l'escalade des remparts et leur permettre 4 d'arriver au niveau des défenseurs, le génie romain construisait des « tours d'approche roulantes. La base en était carrée, et La partie #
supérieure présentait un amincissement favorable à la stabilité ; intérieurement elles se divisaient en étages au moyen d'une série de planchers ou plutôt de galeries de pourtour, munies de meurtrières, le noyau restant libre pour opérer le montage des projectiles. La surface extérieure était revêtue de cuir frais, qui protégeait
… la tour contre le jet des matières en flammes !.
S XIE, — Décorations militaires ?. Triomphe.
. Dans le paragraphe consacré aux enseignes, nous avons parlé de décorations militaires qui y étaient accrochées. Ces décorations se
retrouvent dans les réprésentations de soldats et d'officiers. Il en est déjà fait mention sous la République. « A celui qui a blessé
un ennemi, dit Polybe *, le général, après la victoire, donne une lance ; à celui qui a tué un ennemi et en rapporte les dépouilles, une coupe, sl est fantassin, une phalère, s'il est cavalier. Quand
une ville est prise, ceux qui ont escaladé les premiers la muraille reçoivent une couronne d'or. » Tite-Live et quelques inscriptions
de la fin de l'époque républicaine mentionnent en outre des
- bracelets, des colliers; des chaines, des fibules. Les représentations
figurées où se voient ces différentes décorations appartenant à
- l'époque impériale, nous n’avons à nous occuper 1c1 de la période
antérieure que pour mémoire, Sous l'Empire, ces récompenses étaient, on le sait, divisées en
deux grandes classes suivant que le tintin appartenait aux cadres supérieurs ou aux cadres inférieurs de l’armée. Les soldats, légion-
naires ou prétoriens, avaient droit, jusqu’au grade de centurion, à des bracelets (armillae), des colliers (torques) et des phalères (pha-
lerae). Les centurions pouvaient, en outre, prétendre à une couronne (corona). Les couronnes multiples, les lances (hastae) et les . vexilla étaient réservés aux officiers supérieurs, en nombre variable,
suivant qu'ils appartenaient à l’ordre équestre ou à l’ordre sénatorial et, dans ce dernier cas, suivant qu'ils avaient rang d'anciens