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CR | Fig. 554. — Décorations militaires.
D'autres médaillons destinés au même usage, étaient percés a dans le sens de la hauteur et pouvaient être suspendus au moyen d'une attache qui les traversait verticalement ?. On les disposait — sur la cuirassé, au nombre de neuf généralement, en trois rangées
# 1. ©. Jahn, Die Lauersforte Phalerae, Bonn, 1860, 8°. Image dans Steiner, 14 pl: 1w ; Saglio, fig. 5620 ; Reinach, Reliefs, I, p. 176 et 178. à 2#De Longpérier, loc. cit., pl: 1v, fig. 10 et 11. :
parallèles, attachées sur un système de courroies entre-croisées qui
enserrait le corps, à la façon de ce que nous nommons une « bri-.
cole ». Les tombes de Sertorius, de Caelius, de Musius montrent très nettement cetle disposition tr 542, 1,'et 546,1).
Les décorations militaires réservées aux Mt sont représentées sur les deux côtés d'une base honorifique provenant
d'Amastris et conservée au musée de Constantinople !. Leur image
y est accompagnée d'inscriptions latines et grecques, qui en spéci- |
fient la nature : c'est donc un document de première importance.
On y voit des couronnes, des hastes, des vexilla (fig. 554). Couronnes ?. — La plus honorable de toutes, la corona civica,
s'accordait à quiconque avait arraché à l'ennemi un citoyen
romain, à condition que le sauveur fût lui-même citoyen, que le.
fait d'armes se fût passé sous les yeux du général et sur un sol
conquis ou conservé à Rome. Elle était faite de feuillages de chêne : c’est celle que portent M. Caelius et Q. Sertorius (fig. 542, 1 el 3). La corona civica n’est d'ailleurs pas mentionnée à l'époque impériale parmi les décorations militaires ; on ne rencontre que la corona muralis, la corona vallaris, la corona classica et la corona aurea. Pour mériter la-corona muralis, il fallait avoir pris d'assaut le premier le mur d’une citadelle ennemie ; elle représentait, en conséquence, l'enceinte d’une ville ou une tour. Un casque de bronze trouvé à Birchester et conservé au British Museüm, un de ceux qui imitent le visage humain $, est orné, au-dessus du front, eomme d’un diadème, d'une couronne ainsi faite. Sur le monument d'Amastris, les coronae murales sont des couronnes de laurier sur-
montées chacune d'une tour avec une porte à la partie inférieure
et deux créneaux dans le haut. La légende coronae HE \ STÉpavOL ævoywroi est probante. |
Les coronae vallares s’obtenaient pour la prise d'uñ retranche-.
ment ennemi. On voit, par le même document, que ces couronnes …
{vallares, rerywrot) étaient presque absolument semblables aux
couronnes murales ; avec cette différence que, au lieu d'une tour.
ronde, elles offraient l'image d’un pan de mur plat. La couronne classica ou navalis était caractérisée par des proues de navire ou des rostres, en saillie au-dessus du bandeau.
4. C. I. L., II, p. 2231 ; Mendel, Sculpt. du mus. ottom., IN, n° 1155, p. 389.
2. Cf. Saglio, Dict. des Ant., au mot Corona (I, p. 1533); Fiebiger, dans 2:
Pauly-Wissowa, Real-Encycl., IV, p. 1687 et suiv.
3. H. B. Walters, Brilish Museum. Select. Bronzes, Londres, 1915, 4°s Bi, LxXxIL. © |
On ne sait pas avec : précision quel acte de valeur particulier donnait droit aux couronnes d'or; 1l est possible qu'elles aient été moins spécialisées que les cotes et qu'elles aient eu pour destination de récompenser les actions militaires éclatantes. La pierre d’Amastris nous fournit un exemple. On y voit une grosse couronne, qui semble faite de feuilles de chêne, avec une ban-
‘delette nouée à la partie inférieure; à côté se Lt l'inscription :
corona [aur] e[a|, GTÉPAVOG xpvsobs ; Quant à la couronne de gazon (graminea), que certains auteurs ont cru reconnaître sur un casque de l'Antiquarium de Stuttgard f,
rien n'est plus douteux. Ce casque en forme de tête porte au som-
met du crâne, par derrière, une double torsade liée en bas par un
7 cordon et fixée en haut par un fleuron ; il semble que ce soit Je
simplement un arrangement bizarre de la chevelure. Les lances d'honneur données comme décorations sont toujours
désignées dans les inscriptions par l'épithète de purae. On dit couramment que par le mot pura il faut entendre : dépourvue de fer; ces armes d'apparat se seraient donc limitées à une hampe.
La seule représentation que nous possédions sur la base d'Amas-
— tris nous montre, au contraire, des lances terminées par des fers
triangulaires. Elles sont nettement désignées, par les mots: hastae purae. M. Steiner a proposé ? avec la plus grande vraisemblance d'attribuer à l’épithèteé un sens tout différent de celui qu'on lui prête d'habitude : il est d'avis qu'elle désigne des hastes neuves, non encore souillées de sang, par opposition avec les has- (ae donalticae de l'époque précédente, qui étaient prélevées sur le butin enlevé à l'ennémi.
Nous avons suffisamment parlé des vexilla à l'occasion des enseignes. Le relief d'Amastris en contient deux (o5#£tAhos), tout à fait semblables à ceux que montrent les scènes militaires, avec une frange en bordure. Peut-être étaient-ils d’une taille inférieure ; 11 est évident que l’on ne saurait tirer de ce relief aucune conclusion absolue sur la dimension que ces insignes honorifiques atteignaient dans la réalité. Leur hauteur y est, à peu près, celle des hastes.
S1 S décorations militaires dont il vient d’être question, décernées à l'occasion d’un triomphe, étaient la récompense des officiers et des soldats, le triomphe lui-même était celle du général en chef. La cérémonie qui se déroulait à Rome en pareil cas a été