‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 247 sur 426 · VÊTEMENTS PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS PROPREMENT DITS

k S IL. — Vétements proprement dits.

On distingue les vêtements de dessous (1ndumenta) et ceux de dessus (amiclus).

—. Parmi ces derniers, la toge! a le premier rang : c'est, entre tous, le véritable costume romain. Simple pièce d'’étoffe à l’origine, - attachée par une fibule et assez courte, elle a subi toute une évolution. De bonne heure c’est le vêtement officiel, obligatoire ; “ mais, comme elle ne tarde pas à se compliquer, son usage se … restreint. Devenue encombrante et trop solennelle, elle est aban- — donnée par les militaires, par les femmes, et même par les hommes dans leur intérieur ou à la campagne; elle reste toutefois de rigueur sur la place publique. Mais comme elle est portée par la 4 foule des chents quémandeurs et parasites, et par les femmes de … mœurs légères, elle se trouve peu à peu déconsidérée et, à la fin, «n'est plus imposée qu'en des cas précis, notamment le jour du “ mariage (fig. 312), et principalement dans l'exercice des magistratures. Elle est en laine et de couleur blanche, à part la variété … dite trabea, qui, entièrement écarlate ou rouge et blanche, est … réservée à certains dignitaires dans des cérémonies déterminées, … et aux chevaliers dans la decursio (fig. 347). | , Les statues antiques laissent si difficilement réconnaître, dans le m…fouillis des pans et des plis, l’art de draper la toge qu'il a fallu recourir aux hypothèses. La plus vraisemblable procède des expériences de M. Heuzey ? sur le modèle vivant. . La pièce d'étoffe — si l'on néglige l’époque primitive — est en

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Fa Fig. 555. — Schéma de la toge.

segment de cercle (fig. 555) 3. La disposition la plus simple est la x at. F. Courby, au mot Toga, dans Saglio, Dict. des Ant.

* 2. Revue de l'art ancien et moderne, 1897, I, p. 97-107, 204-211; II, p. 193-

3. D’après le Guide to Greek and Roman Life, p. 130, fig./118.

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plus ancienne (fig. 556) ! : une des extrémités est jetée sur l'épaule gauche ; la partie large passe derrière le dos, puis par-dessous le bras droit, barre le devant du corps et revient obliquement sur l'épaule gauche, dont elle emprisonne plus ou moins le bras. On peut aussi envelopper le bras droit et par contre libérer un peu le gauche, en massant davantage l'étoffe sur l'épaule de ce dernier côté. L’arrangement dit cinctus Gabinus consiste à serrer et nouer autour de la taille, pour dégager les bras, le pan qu'on rejetterait autrement sur l’épaule gauche (fig. 557) ?.

Au commencement de l’Empire, — l'ordonnance ty- Fig. 556. — La toge sous la pique devient plus Rép ique savante (fig. 558); nous n'avons pas à indiquer ici la manière de la réaliser ; seul nous importe l'aspect qu'elle offre sur les personnes. L'étoffe retombe en deux longs pans de chaque côté du bras gauche; l’un (ëma RE loga) tourne autour de la jambe droite jusqu’à la cheville; il est masqué, dans sa partie supérieure, sur le devant du [corps, par un troisième qui atteint à peine le genou et qui est dit sinus; ce dernier doit fournir un demi-cercle de plis que l'on s’étudie à étager avec art. Encore plus haut, en bordure du sinus, un nouveau groupement de plis parallèles traverse obliquement la poitrine : c'est le balleus (ainsi nommé en raison de sa ressemblance avec un baudrier), sur lequel on fait déborder, en le tirant en avant, un dernier paquet de plis qu'on appelle l'umbo. Sinus, balleus et umbo ne sont plus dérangés par les mouvements

Fig. 557. — Le cinctus Gabinus.

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