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LES INFLUENCES DIVERSES DANS L'ART DE LA PEINTURE

| en Thessalie. D'après M. Rodenwaldt!, les copies de tableaux grecs

donneraient une autre impression que les peintures romaines : on

remarquerait dans les premières seulement une complète unité de

composition ; les autres combineraient des éléments ou des figures empruntés à des modèles, d'écoles et d’époques très diverses. En réalité, l'unité de composition est fort rare ; un artiste véritable

yatteint, non-ces travailleurs à la grosse qui ont exécuté la plupart de nos fresques. Leur façon d'opérer se définit en quelques mots.

Ils ont en mains des cartons fournissant des types de personnages dans toutes sortes d’attitudes, parfois groupés, et des accessoires de décor, pour le fond ou les côtés de la scène. Ils puisent de droite et de gauche, rapprochant des figures dont les unes sont soigneusement modelées, les autres traitées plutôt en silhouettes,

et dont les tailles respectives ne s'accordent point avec la répartition

des plans. Ils placent au fond un motif, temple ou pyramide de rochers, sans rapport avec le sujet. Certains parallélismes de lignes, imjustifiables, font voir que plusieurs thèmes ont été superposés, sans souci des déformations de la perspective ; la différence de hauteur du point d'observation, pour les diverses parties d'un ta-

bleau, est un des défauts les plus choquants de cette peinture

. murale.

Cette théorie des recueils de modèles, qu'avait émise Helbig, a

soulevé des critiques?. Les peintres de Pompéi, dit-on, avaient

étudié les antiques et, au lieu de les copier, ils les interprétaient.

On a cherché a établir, par l'analyse de plusieurs tableaux qui

ds

représentent Persée donnant la main à Andromède délivrée, qu'un

effort individuel constant vers la perfection aboutissait à un élargissement et à une transformation des thèmes; on a même cru pouvoir esquisser une chronologie relative $, en se basant sur les progrès accomplis peu à peu dans l'exploitation de la même donnée.

- De telles tentatives semblent bien hardies ; en tout cas, elles ne

concernent que les plus beaux morceaux, une faible minorité. A la

peinture comme aux autres arts, les anciens ont adapté le système des répliques ou copies très libres, plus dangereux qu'ailleurs à

cause des facilités de groupement arbitraire que laisse le champ

à couvrir.

L.. Op: cit. D, 24 | WW: Klein: nr hote dé Osterr. Institutes, XIIL (1910), p. 123-149 ; XV

D 3 Ibid. XV, p. 157.

Quelle fut enfin l'influence réciproque des divers genres artistiques ? M. Klein a pris à tâche de prouver que les peintres se sont inspirés des sculpteurs ; d'autres soutiennent l'inverse !. Là encore, il faut se garder d’affirmations trop absolues ; il reste si peu d'œuvres rigoureusement datées ! Et les deux sortes d'emprunts ont pu être pratiquées. Mais la seconde opinion paraît la plus plausible ; elle ‘est conforme au processus démontré pour les siècles antérieurs, où le dessin devança toujours la plastique, et dans la première on comprendrait mal cette habitude, chez les auteurs de fresques, de

régler leurs plans et perspectives d’après un point d'observation …

assez haut.

1. J, Six, B. C. H., XXX VII (1913), p. 374; G, Lippold, Jahrb. des Inst, XXIX (1914), p. 174-177; cf. Rev. des Ét. grecques, XXIX (1916), p. 350 et suiv.

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