Thédenat, Pompéi, II, p. 104, fig
2. D'après Thédenat, 1bid., I, p. 133, fig. 89. 3. M. Rostovtsew, Rôm. Mitth., XXVI (1911), p. 145 et suiv.
avait été exagérée ; que des graflittes ou certains tableaux attesaient celle d'Ovide et de Virgile ; que des sujets étaient traités avec des détails exclusivement italiens, comme la haste et la couronne dans une scène de rachat, et qu’un héros combattant contre une Amazone portait une armure complète de soldat romain !. Mais un problème plus large et plus élevé se pose : y a-t-il un genre de composition romain, opposé aux principes grecs, qui permettrait de parler sans restriction de peinture romaine ? L'aMirmative a été soutenue par M. G. Rodenwaldt dans un livre ingénieux et subtil ?, où 1l étudie la représentation de l'espace et le rapport des figures avec l’espace. Dans le système hellénique, dont témoiswneraient la décoration du {ablinum de la maison de Livie, les fresques de la Farnésine, les monochromes campaniens, les personnages, d'après cet auteur, sont juxtaposés ainsi que dans les reliefs, et leurs mouvements parallèles au fond ; la scène se passe dans un lieu clos, analogue à un décor de théâtre, devant un mur de maison percé d'une porte. Dans le système romain, appliqué de la-façon la plus complète par les grands panoramas maritimes inspirés de l'Odyssée, le cadre s'étend en profondeur, jusqu'à un lointain horizon ; de là naît une perspective, avec une répartition plus juste des figures, dont la taille dépend du plan où on les situe ; leurs mouvements se produisent dans toutes les directions, même obliquement par rapport au fond, et obéissent aux lois du raccourei. Ces mouvements sont accentués, presque caricaturaux, réfractaires à la symétrie et au rythme qu'affectionnent les Grecs ; les corps, très élancés, ont des articulations grêles, tranchant sur les parties intermédiaires assez rondes, particularités que traduit également la fresque des guerriers de l’Esquilin (fig. 372). De telles nouveautés
seraient dues à un peintre, Ludius ou Studius, dont le nom s'est
mal conservé dans les manuscrits de Pline l'Ancien ?. |
La thèse a été contreditef, justement selon nous. Rien ne permet d’opposer ainsi deux méthodes, en les rattachant chacune à une race, Nous pouvons reconnaître, dès l’époque hellénistique, une préoccupation de rendre, pour ainsi dire, l'ambiance en profondeur, par exemple sur des stèles peintes récemment découvertes à Pagasae
1. À. Sogliano, Afti delle R. Accad. di archeol. di Napoli, XXIIT (1905), p. 87ne . Die Komposition der pompejanischen VRAIES Berlin, 1909, 8°. 3. Hist. nat., XXXV, 116 et suiv.
. E. Pfuhl, Gôttingische gelehrte Anzeigen, 1910, p. 789-826 ; Ippel, op. cil., P. da: Rostovtsew, Rôm. Mitth., 1bid., p. 139 et suiv.
SUN ROR CANTOS SOPAO AE SRE NT 7 LA TRS x. * ‘ «6