‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 250 sur 426 · VÊTEMENTS PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

VÊTEMENTS PROPREMENT DITS

doit être respectée comme celle d’un magistrat ; à un âge variable

… ils l'échangent contre la toge entièrement blanche.

La toge a dominé en Occident jusqu'à la fin des temps romains ; elle disparaît très vite chez les Byzantins.

Nous l'avons rangée parmi les vêtements de dessus. En réalité, elle fut d'abord portée à nu, sauf interposition d’un simple pagne

* autour des reins. Mais Hiontét les patriciens endossèrent par-

dessous une tunique à manches courtes et serrée à la taille, s’arrétant aux genoux, puis les manches s’allongèrent et la tunique

-descendit jusqu'aux talons, quand prévalurent dès la fin de la

République des habitudes efféminées. Nous n'avons du reste qu'une idée très vague de cette tunique, qui, sur les monuments,

- est cachée presque en entier; il est du moins évident que la {unica talaris ! différait de la tunique des petites gens, qui n'avaient point

d'autre vêtement. Celle-c1 est plus facile à se représenter: qu'on

examine, par exemple, les porteurs des trésors du temple de Jéru- .salem sur l’arc de Titus (fig. 335; voir aussi 337 à 339) ?

Bien que peu apparente, c'était la tunique qu'ornait le clavus,

bande de pourpre tissée verticalement dans l’étoffe; bande large . ou laticlave, pour les personnes de rang sénatorial, y compris les. fils de sénateurs ; plus étroite, ou angusticlave, pour les chevaliers et, en pratique, pour tous ceux qui avaient les moyens de s'offrir ce luxe. Les dimensions de l’une et de l’autre restent très incer-

taines. Les clavi (fig. 562) * ne sont pas rendus par la statuaire

sur quelques petits bronzés seulement, l'artiste les a figurés par des fils de métal incrustés, en cuivre rouge de préférence. Ce sont les peintures des be qui les reproduisent le plus fréquem-

. ment ?, parce que beaucoup de chrétiens se contentent de la tunique

que rien ne recouvre et qu’il est facile d'indiquer les deux bandes

par des lignes de couleur. A Pompéi, les clavi sont également

marqués sur les vêtements des dieux Lares. On en AT l’amorce:

- dans certains portraits sur bois de l'Égypte romaine. Les deux

. bandes devaient descendre très droit, sans zigzags, si l'on ne vou-

lait point passer pour un homme de tenue négligée. De même qu'avec le temps cette pièce du costume s'était inter-

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