LA: Heuzey, ibid., au mot
4. D'après Saglio, Dict. des Ant., fig. 465 (peinture du Virgile du Vatican). 5. Silhouettes d'orants à clavi: Pératé: L'archéol. chrétienne, p. 86 et 103,
fie 43 et 61.
ne Wh IX. LE COSTUME CIVIL ET SES ACCESSOIRES
posée entre le corps et la Loge, de même bientôt une seconde
tunique, dite {unica interior d'une facon générale et susceptible de qualifications plus précises, camisia, indusium, interula, subuculum, suivant des particularités qui nous échappent, vint encore se placer sous la tunique à claut ; ce fut l’équivalent de notre chemise, dont le nom dérive du Prose mot de l'énumération Ci-. dessus. |
Quand le relâchement des mœurs eut amoindri le prestige de la à elle le pallium !, vêtement de earactère international, correspondant à peu près à l’himalion des Grecs, manteau rectangulaire, simple, léger, et très hbrement drapé. Les étrangers, fort nombreux à Rome, l'y avaient introduit ; professeurs, acteurs, pédagogues furent peu à peu imités par ceux qui les dédaignaient : le fait est attesté par les fresques de Pompéi qui traduisent la physionomie de la place publique. Au i°' siècle, les gens de la rue portaient couramment le pallium. Les chrétiens, sous l'influence du clergé lui-même, furent parmi les plus empressés à s'en revêtir, dans les saisons et aux heures où la tunique se révélait insuffisante. Il était en laine comme la toge et de nuances très variées d’après les peintures; on ne le fixait jamais avec des fibules ; il tenait au corps rien que par ses circonvolutions. '
Négligeant les controverses que soulèvent des textes imprécis sur à palla, nous remarquerons que les femmes portaient en somme le même manteau que les hommes, peut-être seulement un peu plus long; nous le voyons par June statues (fig. 564) 2; d'autres sont hors de cause parce que, simples répliques et plus
toge, on vit surtout se substituer
- anciennes, elles reproduisent la pure mode grecque classique.
… Comme vêtements de dessous, les femmes enfilaient d'abord une funique-chemise semblable à celle des hommes, puis la stola *, robe talaire cousue, à nombreux plis, auxquels se reconnaissait la matrone considérée,; la s{ola, avec ou sans manches, était serrée à la taille et décorée, dans le bas, d’ornements dont les monuments . figurés ne nous montrent guère la nature et que désignait peut-être le terme, encore discuté, d'instita. Elle restait complètement cachée lorsqu'à à la palla on substituait le supparum, manteau de toile légère couvrant les bras et descendant depuis EX épaules.
G. Leroux, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. . D'après le Mus. Borb., II, pl. xxxvu.
G. Leroux, au mot, dans Saglio, op. cit.
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k | | VÊTEMENTS PROPREMENT DITS TO LS f
jusqu'aux talons ; c'est peut-être celui qui, dans une peinture pom-
péienne, drape les clientes d'un marchand d'étoftes !. Le pallium, déjà sous le Haut-Empire, subit lui-même la concur-
rence de la paenula, vêtement de voyage et propre aux esclaves dans les cités,
ou aux gens modestes pour
les jours de pluie. C’est un
.manteau bien plus épais et
lourd, de cuir parfois —
pour braver les averses —
ou de gausapa, étoffe lisse au-dedans, velue à l’exté-
rieur ; 1l est sans manches,
dépourvu d'élégance, ayant la forme d’un fourreau ou
d'une cloche allongée qui
descend à peu près jusqu'aux genoux de la personne. Il se fermait par des agrafes quand
il était fendu sur le devant,
mais généralement 1l y avait une couture au milieu de la
… poitrine. On revêtait la paenulæ en passant la tête par
l'ouverture ménagée pour le
cou. Nous en avons une idée claire par les monuments
chrétiens surtout, car elle
devint un élément usuel du ‘costume ecclésiastique au 1v°
siècle,
L'impropriété du langage, trop habituelle chez les au-
Fig. 564. — Matrone avec palla et slola.
teurs, la pratique commerciale invétérée de varier les désignations
pour capter la clientèle naïve, la manie qui sévit sous l'Empire d'importer les, modes étrangères, nous mettent dans un embarras
semblable à celui que nous avons éprouvé ailleurs : comment recon-