‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 257 sur 426 · Saglio, op. cit., fig · texte numérisé non relu

Saglio, op. cit., fig

en est que le terme le mieux approprié pour le nommer, orarium, semblait interchangeable avec d’autres, mantele, mappa, qui désignèrent plus précisément des serviettes, de table, de toilette ou de culte. Les gens simples s’essuyaient tout bonnement avec un pan de leur habit. Les amateurs d’élégances et de raffinements conservaient sur eux, avec ostentation, une pièce d'étoffe qui parfois | leur entourait le cou, comme dans les mosaïques tombales de Tabarka (fig. 565), ou était posée sur l'avant-bras’ ou sur l'épaule gauche !, On l'agitait dans les spectacles, en signe d'enthousiasme.

Pas plus les Romains que les Grecs ne mettaient de gants, comme nous le faisons, par recherche et pour donner à la tenue plus de distinction. Les barbares en avaient, uniquement pour se préserver du froid; quelques Romains les imitèrent, dans une inteñtion toute ie

De même, le bâton n’a Jamais eu chez les Romains le rôle de te canne ou badine :; les valétudinaires, les vieillards, les mendiants, les paysans ont parfois le bâton à la main ?; c'est un objet utile, | un soutien, et non une contenance. Ajoutons qu'il eut encore la. valeur d'un insigne d'autorité : telle la canne à gros pommeau que, sur un vase à fond d'or, le tgnarius tient dans la main droite, au milieu de ses ouvriers *, et celle qui, dans une peinture, signale le : maître d'œuvre sur son chantier 1.

Les dames romaines ont pris des usages grecs l'éventail, flabellum »,

= En

Fig. 568. — Éventails. — 1. En forme de feuille. — 2. En plumes.

en forme de feuille, notamment de feuille de palmier (fig. 568,1) " qu'on trouve, par exemple, sur nombre de reliefs d'Asie Mineure,

Page 1