Ibid., pl
de la tête, à la petite touffe que les autres cheveux forment au . même endroit. ù 3
Le catogan sur la nuque reste très apprécié sous la première dynastie ; mais, en dés accord avec cette simplicité, s'affirme toujours davantage le goût pour les frisures, d'abord discrètes, menües, limitées à l'encadrement de la face ! ou s’étageant sur tout le crâne, mais sans marquer aucune saillie trop prononcée; ainsi se coiffait Agrippine l'Ancienne (fig. 275 et 571) ?. Chez Messaline, elles
Fig. 571. — Coiffure d'Agrippine (milieu du 1‘ siècle). |
débordent davantage, multiplient les spirales et entourent aussi le “ catogan qui s'avance plus bas sur la nuque. Avec Poppée et Domitille, qui ménagent une transition, les boucles forment déjà de grosses masses sur le haut de la tête. Une étrange surcharge —s observe sur les portraits de Julie, fille de Titus : tandis que la “division en deux bandeaux ondulés persiste chez les femmes de classe moyenne (fig. 290), cette princesse y renonce ; les frisures, qui n'étaient que l'accessoire, deviennent le principal; elles ne “sont plus en harmonie avec la forme du crâne, dont elles ne suivent plus les contours ; elles affectent une disposition transver-
— 1: Voir une belle tête trouvée en Albanie: A. Hekler, Jahreshefte des üsterr. “ Institutes, XV (1912), p. 68-75.
2. D’après Bernoulli; Rôm. 1konographie, IF, 1, p. 190 (buste du Louvre),
sale et constituent au-dessus du front une sorte de très haut diadème en croissant de lune, où l'œil ne peut suivre le détail des combinaisons, aboutissant à ce qu'on nomme le « nid d'abeiïlles ». Le haut de la figure se rétrécit en arc brisé et les rebords de l'édifice capillaire affleurent l'extrémité des sourcils ; c'est ce qu'on voit sur une tête de Naples contemporaine des Flaviens (fig. Se
Fig. 573. — Coiffure de Domitia (fin du 1er siècle).
L'exagération fut rapide et si accusée qu'une réaction se prononça
aussitôt : Domitia, femme de Domitien, porte cette coiffure sur certai-.
nes de ses médailles, mais,sur les suivantes,elle en a adopté une autre
plus simple: le diadème domine à peine lechignon(fig.573)°.Les nattes
1. D'après Bernoulli, op. cit., I, 2, pl. xt. 2. D'après Mrs Evans, loc. cit., pl. 111, 24.
4, — Coiffure à diadème (début du r1° siècle
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2 e ec ' ° J vont avoir, au n° siècle, plus de faveur queles frisures; cen’estplusla complication des boucles qui frappe le regard ; c’est celle des écha-
faudages (fig. 574) ! ; le diadème s'abaisse, mais se divise : il est doublé,ou triplé, comme sur les effigies de Plotine, femme de Trajan,
Fig. 577. — Coiffure ondulée (vers l’an 200).
et sur celles de Matidie, sa nièce (fig. 575) ?. Chez Sabine, épouse d'Hadrien, le chignon n'est plus un simple turban comme chez : Domitia : c'est un assemblage très contourné de nattes qui changent plusieurs fois de direction (fig. 576) %. Chez Faustine
1. Buste de Munich, d'aprés une photographie. 2. D'après Bernoulli, op. cit., I, 2, pl. xxxiv (Louvre). 3. D'après Mrs Evans, loc. cit., pl. 1v, 30.
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l'Ancienne, le haut du visage s’encadre d’ondulations dessinant des vagues régulières ; par derrière, c’est une succession de naftes superposées, mais sans largeur (fig. 276), autrement dit le {utulus.
Désormais le caractère artificiel des’coiffures s'atténue, ainsi que leurs proportions; la deuxième Faustine, femme de Marc Aurèle, dispose sa chevelure presque en jeune fille, avec des tresses très
Fig. 578. — Coiffure nattée à chignon (premier tiers du rr° siècle).
© simples sur le devant du front et à l’occiput (fig. 277-278). Par la
suite, on revient à l'alternance régulière des creux et des saillants,
dont les rangées parallèles en côtes de melon s’alignent perpen-
diculairement à la face, obtenues sans doute à l’aide d’une arma- )
… ture métallique. Crispine, femme de Commode, garde encore une série de boucles en éventail autour du front et un gros “chignon à l'arrière de la tête. Mais les ondulations profondes
reprennent sous les impératrices suivantes (fig. 280-281); elles débordent parfois au point de cacher complètement les oreilles
(fig. 577)! ; leur régularité n'est interrompue qüe sur la nuque, par