‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 262 sur 426 · D’après une photographie · texte numérisé non relu

D’après une photographie

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ment plusieurs. On peut voir dans nos musées des statues et des bustes dont la chevelure est mobile : les personnes réprésentées pouvaient de la sorte s'offrir aux regards sous les atours du dernier genre. Il va sans dire que les faux cheveux, souvent même des perruques entières, jouaient un grand rôle dans ces savantes combinaisons. |

S VI. — Ustensiles de toilette.

Nous réunissons ici tout ce que les Romains appelaient mundus muliebris, attirail de toilette des femmes, et objets nécessaires aux

hommes pour l'entretien du corps, abstraction faite de ce qui sert

à le vêtir ou à l’orner.

Divers monuments représentent la femme à sa toilette; elle s’en

occupe rarement elle-même; c'est une suivante qui est à la tâche, parce qu’on nous en met habituellement sous les yeux la partie la plus compliquée, l'ajustement de la coiffure. Les soins de propreté véritables, en dehors des scènes de bains, paraissent trop vulgaires pour être figurés. Une peinture d'Herculanum ! montre l’'ornatrix achevant de parer une Jeune fille, sur un guéridon à sa portée le coffret et un ruban, et à côté l’aiguière qui contenait l'eau de toilette. Les deux femmes sont debout, mais souvent nous

voyons la maîtresse assise devant le petit meuble où s’étalent les

accessoires. Le plus indispensable est le miroir, speculum *.

Les Romains ont reçu des Grecs le miroir de métal, qui était presque toujours de forme ronde; à l'exemple des Étrusques, ils en eurent aussi de rectangulaires et de carrés. La plupart de ceux

qui sont en usage de leur temps reposent à plat sur la paume de

la main (fig. 297); quelques-uns ont un manche, tourné en balustre dans les beaux exemplaires ou imitant des feuilles de saule entrelacées *. Des élégantes, tenant leur miroir par son manche,

sont représentées sur des stèles gallo-romaines {. Les miroirs à pied … sont assez rares; on en a trouvé à Pompéi ÿ, en Syrie 6; ce sont des ouvrages de luxe ; le support se compose d’une figurine,

Saglio, Dict. des Ant., fig. 5429 : FR EN Malereï, pl. ur.

: De Ridder, au mot, dèns Saglio, op. cit.

S Héinéch, Reliefs, 1, p.91; Monum. Piot, V, pl. xix-xx (Boscoreale). Espérandieu, Bas- reliefs, IL, n° 1157, 1160, 1167, 1171.

Mau, Pompéi, p. 400, fig. 2398,

à Babelon- Blanchet, Bronzes de la Bibl. Nat. , P. 556, n° 1358.

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par exemple d'un éphèbe, tenant le disque des deux mains ou d’une

seule. Tous ces instruments sont légers et maniables ; il n'y avait - pas, pour ainsi dire, de grands miroirs fixes comme de notre temps.

On remarque avec surprise que les réflecteurs sont convexes ;

l’image en devait subir une déformation.

La décoration du disque est plus sommaire qu'à l’époque grecque ; un petit emblèma (buste de Bacchante, ou Jupiter et

-Léda, etc.) est entouré de cercles concentriques. Signalons un “raffinement apprécié : le pourtour gracieusement découpé par une

série de petits arcs ! ; tel est le cas pour dans la catégorie peu nombreuse des .tains spécimens sont percés de toute une

“rangée de trous, à la manière du modèle cicontre (fig. 582)

| . plomb ta

qui reproduisent des FRA de Néron à.

un des objets de Boscôreale, qui rentre

miroirs en argent ; le bronze domine. Cer-

On continue à confectionner des miroirs à boîte, en deux pièces : fond et couvercle ; ce dernier est orné BARIO d’un relief surmoulé sur une monnaie ; on en a surtout

A'partir de l'époque impériale commencent aussi à se répandre des miroirs très menus, . formés d'une lentille de verre soufflé ap-

“ pliqué contre une feuille. d'étain ou de Fig.582. Miroir campanien.

Pour démêlerla chevelure, on employait déjà le peigne (pecten) 5.

- La plupart des peignes étaient tout vulgairement de bois, princi- - palement de buis, d’autres d'os ou d'ivoire, ou encore de bronze.

. L'objet était pe ou plus simple — par sa matière — que de nos — jours, ou au contraire plus soigné, car on en a qui sont décorés de

Bérures en relief et pourvus d’un étui, également orné (fig. 583) ©

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pe

On remarquera la prédominance des peignes doubles, à dents serrées

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