‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 263 sur 426 · Gusman, Pompeéi, p · texte numérisé non relu

Gusman, Pompeéi, p

2, D’après Gusman, Pompeéi, p. 345.

3. Babelon-Blanchet, op. cit., p. 556-557, n°° 1360-1362; De Ridder, Bronzes du Louvre, II, n° 1842.

4. Ét. Michon; Ball. arch. du GE, 1909, p. 231-250, et Bull. des Ant. de

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5. G. Lafaye, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. . 6. D’après le Guide to Greek and Roman Life, p. 135, fig. 124. |

-d'un côté, plus espacées de l'autre !; deux rangées $ "opposent, au. lieu de se faire suite comme ee presque tous les peignes modernes. Ils sont quelquefois beaucoup plus étroits que les nôtres, la plus grande longueur -étant dans le sens même'des dents.

Un exemplaire du British Museum (fig. 584) * porte dans le

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Fig. 583. Fig. 584. VA Peigne simple avec son étui. Peigne double.

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“milieu, en travail ajouré, le nom de la femme qui le possédait : Modes v(irgo) A(onesta) e[t) e(gregia).

Il n'est pas sûr que les anciens aient employé des brosses pour la tête. On sait en revanche, que les frisures, furent de pratique courante, même chez les hommes; les cheveux « calamistrés » “étaient fort admirés; les petits maîtres ne dédaignaient point cette mode efféminée, et on considérait une telle parure comme.indispen- -sable aux jeunes serviteurs dans les familles riches. Le nom de l'instrument à friser, calamister, laisserait croire qu'il fut d'abord en roseau ; bientôt néanmoins il se fit en métal (fig. 586) * puisqu'il devait passer au feu. On croit le reconnaître dans le long tube accosté d'une partie plate, qui figure sur la pierre tombale d’une ornatrix de Florence *. En tout cas, rien, dans les descriptions des “auteurs, ne rappelle nos fers à Ps ou à tuyauter, maniés comme -des ciseaux. |

Les ciseaux eux-mêmes ne sont pas constitués de deux lames. “mobiles autour d'un pivot, terminées par des anneaux pour le passage de deux doigts; aussi leur nom est au singulier, forfèx *.

4. Saglio, op. cit., fig. 5428 (pierre tombale d’une ornatrix, au Vatican). 2. Cf. p.395, note 6.

D D’après Gusman, Pompéi, p. 345 (musée de Naples). | 4. Saglio, op. cit., fe. 992 ; Grivaud de la Vincelle, Arts et métiers des ne pl. Lvix, 14, 3. S. Reinach, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant.

Le forfex est généralement d’une seule pièce ; les deux branches. sont réunies par une partie recourbée qui fait ressort et écarte les. deux tranchants ; il est probable qu'on les saisissait assez près des. extrémités, pour avoir plus de force (fig. 585) !.

La toilette des ongles, d'après les textes, se faisait bien moins

avec les ciseaux qu'avec un couteau, culter. En un temps où les crayons n'existaient pas, ce n’est point un service de canif que-

… devaient rendre les couteaux de petit modèle dont on a toute une.

série, par exemple au musée de Saint-Germain ?, et nous pouvons.

Fig. 585. Fig. 586. Fig. 587.

Ciseaux. * Rouleau à friser. Couteau à fermoir.

leur supposer comme destination principale celle que nous venons.

- de dire. Ils sont en bronze ou en fer, leurs manches en bronze ou en

os, beaucoup artistement sculptés et représentant un lion, un chien poursuivant un lièvre, un singe à califourchon sur un chien,

… un groupe de personnages, un guerrier, un buste viril, etc... La lame est parfois à charnière et peut alors se rabattre dans une.

rainure du manche, comme le montre le couteau ici reproduit

(fig. 587) *, déterré depuis peu au cimetière lgallo-roman de:

Longues-Raies, à Soissons ; la lame, rappelant nos serpettes, est

- en fer, le manche en os avec virole de bronze.

1. D'après Saglio, ibid., fig. 3168 ; cf. 3171, et Lindenschmit, Alterthümer. Ms pEvn° 4.

2, S. Reinach, Catalogue, 3° éd., p. 130.

. 3. D’après le Bull. des Ant. de France, 1914, p. 123.

Le rasoir (novacula) ! a, comme le calamister, donné lieu à bien! des ‘controverses et sa forme nous est mal connue. Beaucoup. d’ exemplaires devaient être courbes, à en croire une épigramme de. Martial qui parle de l’étui recourbé où le barbier enferme son rasoir; pourtant, si les lames en demi-lune PRE étrusques ou celtiques se retrouvent en abondance, on n’en saurait dire autant pour les lames d'époque romaine. Sur une dalle funéraire chrétienne. (fig. 588) ?, deux instruments d'usage incertain sont représentés avec d'autres moins énigmatiques ; on arrive par élimination à y reconnaître des rasoirs ; ils ont une forme irrégulière ; la lame est large et plate, en triangle ou en trapèze; la plus longue arête droite devait être coupante; une petite queue courte, seulement indiquée, se prolongeait sans doute par un manche de bois.

Fig. 588. Fig. 589. | Pierre tombale d'un coiffeur. Trousse de toilette.

Une mode singulière, que les personnes graves réprouvaient sans parvenir à la supprimer, consistait à s’épiler ; certains, au reste, se contentaient de retirer les poils blancs isolés. Les pâtes préconisées se révélaient peu efficaces; le plus sûr était d’arracher, besogne dont se chargeait, dans les thermes notamment, un esclave, l'alipilus ; il employait à cet effet une petite pince dite volsella %, Il existe de très nombreux modèles de vo/sellae, dont les formes ont toutes pris naissance aux temps les plus lointains. La pince à épiler était souvent réunie sur le même anneau à

. G. Lafaye, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. . Ibid., fig. 5334.

Ve (HAbot, au mot, dans Saglio, ibid.

d’autres instruments, comme les spatules à fard et le cure-dent, dentiscalpium (fig. 589) 1.

Le mobilier des tables à toilette féminines se complétait de flacons dé senteurs, de petits vases à onguents liquides ou à fards (fig. 590) ? et de boîtes à poudres divisées en compartiments. On ne semble pas avoir fait de différence entre les serviettes de toilette et celles de table.

Les Romains avaient hérité des Grecs un ustensile complètement disparu de l’usage moderne, le strigile, strigilis, ainsi nommé parce qu'il servait à frotter vigoureusement le corps pour en râcler

ne te

Fig. 590. — Boîte à onguents. Fig. 591, — Strigiles.

lépiderme (séringere). Il faisait partie, dans le principe, de l'atti-

rail des lutteurs, qui se couvraient d'huile, voulant éviter de don-

ner prise à l'adversaire, car un membre graissé se dérobe à

lPétreinte; mais, l'épreuve finie, il convenait d'enlever cette huile mêlée de cire, du reste souillée par le sable et les poussières du gymnase. Bientôt tout homme ayant des loisirs affecta plus ou moins de se livrer aux exercices physiques ; les onctions s’impo-

saient donc et sous un même anneau, porté par l’esclave qui accom-

pagnait le maître au bain, on rassemblait le flacon d'huile à triple chaînette et un ou plusieurs strigiles. Les femmes aussi en

-usaient, pour éliminer les pâtes épilatoires et les onguents sou-

vent très épais. Cette sorte de longue curette, en métal ou en os,

‘au manche nu ou très orné suivant les prix, affectait une courbure

ronde ou coudée ; bien entendu, l’arète en était mousse. Les échan-

» tillons conservés ont été retrouvés dans des tombes de gens aisés; la plupart sont naturellement en bronze; c’est le cas pour ceux que montre la fig.591: l'un a) emprunté à une trousse de baigneur campanien

1. D’après A. Walters, Catalogue of the Bronzes ir the «British Museum, p. 317, n° 2394, fig. 71. |

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