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contre les parois, il aurait compromis la solidité de l'ouvrage. Le souci primordial des tons et nuances, franchement accusésetcirçonscrits, s'explique aussi par l'origine orientale de cette technique, qui a pour berceau l'Égypte et la Chaldée. Nous ne savons presque rien des merveilles qui furent sûrement réalisées par elles dans ces très vieux empires, où l’on n'exécuta que des mosaïques murales,
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et l'effondrement général des constructions en briques a entrainé.
la dislocation de ces somptueux revêtements ; d'infimes débris retrouvés font connaître seulement les matériaux utilisés à cette fin. L'engouement qu'obtint chez les Ptolémées ce mode de décoration fut décisif pour son avenir : c’est d'Alexandrie que prirent leur essor les deux écoles de spécialistes qui travaillèrent, l’une dans tout l'Orient hellénique, l’autre principalement en Italie, puis, pardelà, un peu partout en Occident. La mosaïque de type byzantin est issue de la première, dont nous ne connaissons que très imparfaitement les œuvres; à peine en avons-nous conservé de rares échantillons par quelques-uns de ces pavements historiés que vit naître l'époque des Lagides et qui furent très vite appréciés. La seconde eut à Rome son plein développement ; elle s’y introduisit au début du dernier siècle avant notre ère et y attira de multiples commandes.
Cet art était fait pour séduire les Romains: il donne une impression de richesse ; ses produits ont de l'éclat, de la netteté,
de la vigueur et couvrent de vastes espaces ; il'se prête très bien
au plagiat méthodique ; l’exécutant sans idées personnelles, mais habile, soigneux, patient, libre de dépenser, peut réaliser de fort jolis ouvrages ; un accident sur un point se répare aisément {, mieux que dans les tapis, dont la mosaïque est souvent une imitation. Elle a trouvé grande faveur en Italiè jusqu’à nos jours, plus qu'en toute autre contrée. Mais aucune originalité profonde ne s’y est jamais manifestée ; ce décor y eut toujours quelque chose de factice et de conventionnel, par l’emploi abusif que l’on eu fit; à la fin de la période qui nous concerne, l’ancienne école romaine de mosaïstes donnait des signes d’épuisement ; incapable de se renouveler, pour s'être {rop complaisamment attardée aux tâches banales et au poncif, elle fut supplantée, à Ravenne d’abord, puis ailleurs, par la mosaïque monacale, hiératique, des Byzantins.
1. Saglio, op. cil., fig. 5230 : mosaïque d'El-Alia (Tunisie) réparée dès l’antiquité; et Germain de Montauzan, Annales de l'Université de Lyon, II, 30 (1915), p. 24 et 34.
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