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Fig. 604. — Lit de bronze.
diffère presque en rien de ce modèle. Sur la stèle d'un médecin,
à Bar-le-Duc 3, le lit du malade à par exception trois pieds à la tête et treis à lattes extrémité.
Le cubicularis, tant de fois repr oduit dans les scènes de: « ban-
1. Saglio, toc cil., fig. 4397 ; Thédenat, Pompei, I, p. 80, fig. 45. 2. D'après E. Pernice, Arek. Anzeiger, XV (1900), p. 477, dig. 1. 3. Saglio, op. cit., fig. 4880; S. Reinach, Rediefs, Il, p. 216, 2.
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quet funèbre » (fig. 316), présente souvent du côté de la muraille un rebord très élevé !, ainsi qu'aux pieds et à l’appui-tête, qui luimême peut faire office de véritable dossier. Les lits sont d'habitude : assez au-dessus du sol; dans la série de reliefs dont nous parlons, on voit communément un escabeau (scamnum, scabellum), qui aide à y monter ; sa hauteur et son ornementation sont naturellement très drubles
Le lectus tricliniaris, son nom même l'indique, est its | (tome E, p. 288, et fig. 151). À l'origine, le père de famille seul man-
… geait couché ; mais peu à peu les mœurs se firent plus tolérantes : les femmes furent admises avec les hommes, les enfants aussi ; et # surtout ce fut un usage de la vie de société de se réunir en plus
grand nombre pour les repas. En principe, chacun des trois lits
L est lui-même à trois places; ils garnissent trois côtés de la table
rectangulaire, le quatrième restant libre pour le service. Chaque convive s’accoude à peu près dans la position qu'indiquent les
« banquets funèbres ».Les trois du même lit s'étendent parallèle-
ment, le bras gauche posant sur un coussin (pulvinus). Le lit de
mieu, medrius, est le plus honorifique ; à la gauche de celui-ci
l'occupe n’a personne derrière lui et il voit toute l'assistance. Il n’est d’excep-
tion que pour le leclus medius, dont … le locus imus s'offre au plus haut per- "A … sonnage, lequel se trouve ainsi en face È m7
vient le summus et à droite l'imus, réservé à la famille. Les
» mêmes termes se répètent pour les divers convives: medius in » medio, umus in summo, etc. (fig. 605). La place d'honneur sur
chaque lit est à la gauche : celui -qui in madio
du maître de la maison — celui-ci
summus in imo — et, grâce à l'angle ouvert devant lui, peut recevoir des gens de l’extérieur.
Dès la fin de la République, on
Fig. 605. — Triclinium ; répartition des convives,
. substitua fréquemment aux tables rectangulaires les tables rondes
ou ovales ; le triclinium fut alors remplacé par le lit unique en
sigma bre, dit aussi stibadium ?, de très vastés dimensions ;
… les places y étaient en nombre arbitraire et ne semblent par avoir
1 Reinach, cbid., I, p. 53, 1 ; 514,4; 516, 2 ; III, p. 212,2 ; 265, 2, 2. Saglio, op. cit., fig. 6633. |
»4L7 # , Si e D, ‘ F | Q V ] été séparées, comme dans le {riclinium, par des coussins; un seule accoudoir en croissant courait au contraire tout le long du demi-*
cercle intérieur !. Les places de préséance était autrement-réglées
que ci-dessus : elles se trouvaient aux deux extrémités, in sinis{tron
et surtout in dextro cornu.
Le lit funèbre, d’après les scènes de conclamatio (fig. 176,9 et |
313; voir aussi 323), a même forme que le lit de sommeil; le mort y reste étendu après le dernier soupir et parents et amis ont accès auprès de sa dépouille (fig. 314): mais on l'en retire pour les DOSAURES on place le corps dans un cercueil de bois, et son man-, nequin à figure de cire sur un autre lit du genre catafalque, sur-. monté d'un dais (fig. 315), du moins quand la cérémonie se fait \
avec HUeique pompe.
[n'y a plus que les reliefs ou les peintures pour nous donner |
une faible idée du luxe, tout oriental même par la provenance, des
coussins, matelas ({orus) et couvertures (vestes stragqulae) qui gar-. nissaient certains lits, de sommeil ou de banquet. Dans la tradi-
tion étrusco-latine, le {orus est unique et épais, mais 1l y a des
exemples de matelas superposés (fig. 314); ‘d’après certains
reliefs, on ‘pourrait croire qu'il était traversé par des sangles
de droite à gauche; toutefois, il s’agit plutôt de bandes décora-,
tives ?.
S II. — Sièges *.
La Grèce et l'Orient avaient déjà réalisé tant de modèles, extrémement variés, que pour les Romains, semble-t-il, il ne restait | guère à inventer. De fait, les formes qui se perpétuent sous l'Em-. pire sont étroitement apparentées à celles que Rien les
peintures de vases.
Le siège usuel, cel qui correspond le moins mal à la chaise d'aujourd'hui, est la cathedra (fig. 694), le siège d'appartement :
sans bras, il a un dossier, souvent un peu incliné et généralement » recourbé, surtout dans le sens horizontal, où il est quelquefois
presque en demi-cercle. Les pieds eux-mêmes ne sont habituelle-…