‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 283 sur 426 · A. Mau, Rôm. Mitth., X (1895), p · texte numérisé non relu

A. Mau, Rôm. Mitth., X (1895), p

reposant sur le sol; au sommet, une vasque ronde, où était placé le charbon, et percée de trous pour le tirage.

Pour faire bouillir de l’eau à la cuisine, le procédé le plus simple consistait à placer sur un trépied une marmite, de terre ou de métal, sous laquelle on allumait du feu. Ainsi opérait le propriétaire de la marmite tronconique en bronze, à ouverture étroite, retrouvée à Pompéi (fig. 624, 6-7) !. De ces trépieds isolés, quelques-uns sont parvenus jusqu'à nous ?. Une autre méthode consistait à suspendre le chaudron au-dessus du feu, à un crochet

ou àune crémaillère, par un anneau fixé au-dessous de l’anseÿ. On

Fig. 625. — Crémaillère.

peut voir au musée de Saint-Germain un spécimen en fer d’une longue crémaillère à double crochet de suspension (fig. 625) # ; des fragments comparables ont été retrouvés dans la région du Rhin *.

On utilisait donc, en dehors des fourneaux, de simples âtres nus, avec enfeu qui permettait l’échappement de la fumée. Pour attiser la flamme ou remuer la cendre, on avait des pelles à long manche, dont il reste plusieurs SRE Saint- Germain . Des chenets étaient nécessaires, à la fois pour faciliter l’aération du combustible et pour maintenir à une certaine hauteur les broches à rôtir ; le chenet (craticulum) se composait d'une tige de fer basse relevée à chaque extré-

Fig. 626. — Chenet.

1. D'après le Mus. Borb., V, pl. Lvurr, 6-7 ; autres formes de marmites sous les n°4 et 5.

2. Ex. au musée de Saint-Germain : B. Champion, Rev. arch., 1916, I, pl. x, n° 29 060. |

3. Saglio, op. cit., fig. 195; autre exemplaire, de Boscoreale, à Berlin: Arch. Anzeiger, XV (1900), p. 188, fig. 14.

Page 1