Arch. Anzeiger, XV (1900), p. 192, fig
6. Boscoreale, Berlin, tbid., p. 191, fig. 20 ; Willers, Neue Untersuchungen,
HS © KR à
| pl. vi-vir et fig. 41-52. |
7. Lindenschmit, Alterthümer, V, pl. xzv, fig. 778 ; M. Besnier et P. Blan-
chet, Collection Farges, Paris, 1900, 4°, pl. v, 11.
8. De Ridder, Bronzes du Louvre, IE, n°* 3040 et 3044, pl. cvir. 9. Forrer, Realleæikon, p. 13$,.fig. 123 ; cf. le manche de la poêle du musée Fol, à Genève (Catalogue, Genève, 1874, 8°, I, n° 1020).
spéciale étaient déjà employés, dont nous avons des échantillons : la poêle à frire, sartago, en cuivre, fer ou bronze, pourvue d’un bec pour l'écoulement des liquides, pouvait avoir une queue mobile et pliante, comme on le voit par celle qui a été conservée à Reims (fig. 627) et par une autre de Campanie ! ; la fig. 624, 8 en montre une à manche fixe ; ü le gril, craticula, appareil à faire cuire le poisson ou certaines
| viandes, formé de rangées parallèles de tiges
de fer, supportées par quatre pieds (fig. 628) ? ; le plat à cuire les œufs, apalare, dont nous avons des exemplaires variés, avec ou sans manche : ceux de Pompéi, l'un de forme rectan-. gulaire, avec quatre poches hémisphériques où l’on faisait tomber le jaune, l’autre rond, avec vingt-neuf poches. semblables, la troisième à fond uni (fig. 629) $ ; celui du Louvre,
Fig. 629. — Plats à cuire les œufs.
rond également, avec dix-sept poches ‘. Beaucoup d’autres, en terre cuite, ont été retrouvés dans la région du Vésuve. à N'oublions pas les moules à gâteaux Ÿ, dont on n'a pas déterré,
1. La fig. 627 d'après Saglio, op. cit., fig. 6120 ; ajouter Rev. arch., 1916, 1,0 pl. x, n° 13 495 ; Mus. Borb., V, pl. Lynn, 8-9. 2. La fig. 628 d'après la Rev. arch., ibid., pl. x, n° 15918 (Saint-Germain), Saglio, op. cit., fig. 2049 (Pompéi); Notizie degli Scavi, 1894, p. 111, fig. 24 (Terracine) ; Lindenschmit, Alterthümer, V, pl. xzvr, n° 822. 3. D'après le Mus. Borb., V, pl. ux, Letw:
4. De Ridder, Bronzes du Louvre, II, pl. cv, n° 3002. | 5. M. Bieber, 75 Winckelmann's Programm, Berlin, 1915, 4; W. Deonna, Indicateur d’antiquités suisses, nouv. sér.! XXI (1919), p. 88-96. | |
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moins de quatre cents variétés dans les fouilles d’Ostie : ils avaient servi à préparer ces crus{ula si appréciés dans les repas publics t, suivant un usage grec qu’adoptèrent aussi les chrétiens. Les moules de nos pâtissiers en donnent une idée très suffisante, Déjà les anciens imitaient ainsi des feuilles, des animaux : lièvre, porc ou poulet, et des coquilles, comme on le voit par notre fig. 630 ? ;. mais, sur ce dernier point, il faut se garder des con-
Fig. 630. — Moule à gâteaux.
… fusions; il a été reconnu que certains de ces objets avaient con-
tenu des onguents et des fards. D'autres moules, tels ceux d'Alise que nous reproduisons (fig. 631) ?, sont formés simplement par des
Fig. 631 — Moules à pâtisserie,
cuillères profondes à long manche; l’un d’eux a ses deux cuillerons raccordables : une charnière permet de les superposer; ils donnaient des gâteaux de forme ovoïde.
4 1. A. Pasqui, Notizie degli Scavi, 1906, p.357-373 ; cf. Mau, Pompei, p. 397;
Gusman, Pompéi, p. 350 et 353.
2. D'après le Mus. Borb., VI, pl. xr1v, 1-2. ô 3. D’après Champion, Rev. arch., 1916, I, pl. xr, n°* 60 980 et 61 004. MANUEL D'ARCHÉOLOGIE ROMAINE. — II. | 28
Le]
Tout ménage avait besoin d'un mortier, mortarium. Avant l'invention du moulin broyant le grain entre deux pierres, qui donna naissance à une industrie indépendante travaillant en gros, la farine nécessaire à la famille était préparée à la maison même : on. concassait le blé en le frappant au pilon dans un auget de bois ou de pierre. Par la suite, l'usage du mortier se restreignit à des préparations secondaires, comme par exemple celle des purées de pois ou de fèves; ses dimensions furent réduites du même coup. Virgile décrivant, dans son petit poème Moretum, la confection du gâteau de ce nom par un paysan, nous montre ce dernier tenant d'une seule main le pilon, pus{illum, et appuyant d'un mouvement régulier sur toute la courbure du mortier. Le British Museum possède un exemplaire en terre cuite de forme tronconique, dont le large rebord porte, à côté du bec de déversement, l'estampille du fabricant: Boried(us) f\ecit) (fig. 632) !. Deux autres, identiques entre
Fig. 632. — Mortier de terre cuite.
Fig. 633. — Mortier de marbre.
eux, l’un trouvé en Angleterre ?, l’autre, en marbre, conservé au
1. D’après Walters-Birch, History of Ancient Pottery, Londres, 1905, 8, Il, p. 551, fig. 230. ÿ 2, Saglio, Dict. des Ant., au mot Mortarium, fig, 5152.
. musée de Bruxelles (fig. 633) !, ont moins de hauteur, un rebord … plus étroit et sont munis de quatre protubérances, permettant de h saisir l’ustensile plus commodément; le pilon a.la forme d'un … doigt replié. Gertains exemplaires devaient aller sur le feu, car
l'extérieur porte encore les traces de son action ; la paroi interne était souvent » recouverte de poussière de tuileaux, pour amortir les effets du choc. Les potiers de Lezoux fabriquaient aussi au mr° siècle des … vases à déversoir en forme de mufle de … lion. vêtus à l’intérieur de grains de quartz incrustés dans la pâte; la surface rugueuse produisait un effet de râpe et facilitait le pétrissage ?.
Les manipulations de la cuisine exigeaient encore l’entonnoir, infundibulurm, et la passoire, colum, quelquefois réunis l'un à l’autre par une charnière, comme dans un instrument trouvé en Gaule (fig.
634, 1) ? ; il arrive aussi que le tamis soit
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