Monum. dei Lincei, VII (1897), p. 489-490, fig
8 :Notre fig. 356 et Rev. arch., 1916, I, pl. xr-x11 (musée de SR ermata),
sauf exceptions, plus grandes que les nôtres, mais ne présentent que deux ou trois dents !‘, quelquefois recourbées ?, Certains de leurs manches se terminent en pied de biche * ou en spatule #, ou consistent en une figurine *,
Pour les aliments liquides ou semi-liquides, en revanche, force était de recourir à la cuillère, ligula. Le mot cochlear désignait plus spécialement, dans le principe, celle qui était prévue pour vider les coquillages (cochleae), mets favori des anciens; aussila tige, droite, était dans ce cas pointue à un bout, l'extrémité opposée RS une coupelle ronde (fig. 635) 5,
Fig. 636. — Liqula.
Les autres cuillères T rappelaient davantage les types modernes; notons-en une cependant, très couramment en usage à l'époque romaine, rare aujourd'hui, où l'extrémité supérieure du cuilleroæ est recourbée en demi-cercle avant de se ‘raccorder au manche (fig. 636) 8; cette sorte de coude permettait probablement d’ap-
. Rev. arch., loc. cit., pl. x, n°* 15 872-15 873. ss Jbidi;n°: 1111 et 1134.
. Catalogue du musée Fol, I, n° 1037.
Saglio, Dict. des Ant., fig 3379- 3380.
5, Babelon-Blanchet, Bronzes de la Bibl. Nat., n°1655 ; le n° 1656, plus simple, est notre fig. 634,3.
6. D'après Saglio, op. oi. fig. 1688, 7. J. Jackson, dans l'Archaeologia, LIII, 1 (1892), p. 107-113. - 8. D’après Saglio, op, cit., fig. 4487.
puyer l’instrument sur le bord d’un plat, sans l’exposer à glisser. « Il y-a des modèles élégants, dont le manche s'achève, comme aux fourchettes, en pied de biche ; ou bien la coupelle est à l'intérieur « couverte de dessins gravés ! ; un exemplaire de Germanie? a le cuilleron en forme de feuille ; la partie centrale est finement EE rée, mais non point sans LOUE pour fournir un tamis.
Avec la cuillère et le plat individuel remplaçant notre assiette — 4 lequel ne différait du plat collectif que par les dimensions — on 4 plaçait encore devant chaque convive le verre à boire, en argile 1 vulgaire pour les gens modestes, en poterie ornée ou en métal » précieux pour les autres. Le terme poculum, gravé sur plus d'un, « qu'on a retrouvé à Rome, s'applique indistinctement à des formes très diverses, soit à des coupes sans anses à pied bas, soit à des vases à panse qui font songer à nos carafes et auxquelles on ne buvait pas directement. Dansle populaire, on usait aussi de réci- « pients du genre bol et de gobelets tronconiques *, tout pareils, sauf pour la matière, aux verres sàns pied d'aujourd' hui. 23
Les régions méditer on que nous avons surtout en vue | dans ce manuel, sont des paye de vent et de poussière; il y avait . constamment à nettoyer et à épousseter dans les intérieurs. Nous savons que les Romains employaient comme balais (scopae) des ! poignées de menues branches de bois ou de feuillages (myrte, 4 houx, orme, palmier nain) ainsi que des paquets de crins flot-. tants implantés dans un manche, comme il en existe en bronze … au musée de Naples *; l'un de ces manches se prolonge par une sorte de ressort à boudin qui empèchait les brindilles de trop s'éparpiller.
Si à jé
& II. — Les vases de toutes sortes ; formes, matières, À décoration, fabriçation.
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du
Nous réunissons ici l’ensemble des renseignements généraux qui. concernent les vases, bien qu'ayant déjà dit quelques mots de tel . ou tel d’entre eux en raison de sa destination. Il y a, en effet, des |
données qui peuvent s'appliquer à la plupart, SORA 4 même à tous. | ne
1. Jackson, loc. cit., p. 111, îg. 20 (sujet : Mercure et des animaux). A
2; Lindenschmit, Aliertni men IV, pl. xLv.
3. Peinture de Pompéi : Saglio, Dict. des Ant., fig. 2092. 4. Saglio, op. cit., fig. 6187-6188.
re
Les formes des vases et récipients divers pour la cuisine et la table sont en nombre à peu près illimité ; la langue latine a retenu la plupart des noms grecs déjà consacrés pour les mêmes objets, et dont beaucoup demeurent pour nous fort i imprécis. I n'y a guère d’ailleurs que la riche vaisselle de métal précieux, à décors en-
relief, comme celle des trésors de Boscoreale, de Berthouville et … de Hildesheim, qui copie avec rigueur les formes grecques les plus
typiques ! ; quelques-unes reparaissent encore, aux mains de certains personnages, dans les statues ou les bas-reliefs ou dans les
… sujets peints, pareillement imités de modèles classiques ; pour une
description rigoureuse des monuments de l'art il est bon de ne
. pas les oùblier.
C'est l’alabastre, petit Hatôn allongé et sans anses; l’askos, qui
rappelle loutre et se profile souvent en forme de soulier; le can-
thare, calice à long pied mince, avec deux anses très relevées audessus des bords; la coupe, plus ou moins profonde, avec ou sans pied ; le cratère, où l’on mêle l’eau et le vin, pièce ventrue dont
- les proportions respectives ne sont pas invariables, mais toujours
munie de deux anses, généralement un peu relevées. Le skyphos se rapproche du canthare, notamment par les anses, sans atteindre jamais à une aussi forte taille ; il est du reste plus écrasé et n’a pas de base distincte; c’est un bol plus ou moins élancé. Le rhyton se reconnait à son extrémité inférieure en pointe, ordinairement donnéé par un museau d'animal. L'œnochoé, qui devient l’urceus
… des potiers romains, comparable à notre pot à eau, à anse remon-
tante, sert en effet aussi d'aquamanile, comme le prouvent les
scènes de festins ; on en distingue encore l’œnophorus, dont le nom est gravé à la pointe, en lettres grecques, sur un exemplaire conservé à Baltimore ; il représente plutôt un cruchon récipient qu'une bouteille à verser ; c’est un grand vase aux flancs plus ou moins droits, au col lourd, pourvu de deux anses à cannelures torses, rappelant par leur profil celles de l’amphore ?. Les formes intermédiaires, indécises, se rencontrent même dans les trésors cités plus
: haut ; beaucoup de pièces de Hildesheim, en Res sont
impossibles à définir.
Les noms latins de vases sont beaucoup moins nombreux que
4. Voir Fr. Drexel, Alexandrinische Silbergefässe der Kaiserzeit (Bonner Jahrbücher, CX VII [1909], p. 176-235 ; cf. pl. vi pour lés différentes formes). * 2, David M. Robinson, Amer. Journ. of Arch., 1909, p. 30 et suiv. (époque
romaine — et non hellénistique comme le voudrait cet auteur).
les noms grecs; leur sens n'a pas une fixité sensiblement plus grande; ainsi le gros pot marqué au pinceau AMPVELLA ft, et qui
ressemble à un lécythe abâtardi, n’a aucunement l'aspect des nombreuses ampoules à eulogies, de peu postérieures, où les pèlerins .
enfermaient de saintes parcelles.
Pour puiser et transporter l’eau, l'instrument consacré en Italie
sous les Étrusques était la situle, dont les types se transmirent à. | l’époque romaine ; 1ly en avait.
trois surtout : cylindrique, tronconique, ovoïde, tous trois sans
mobile, ou deux qui pouvaient à volonté s'appliquer l’une contre l'autre verticalement, de manière
rabattre horizontalement sur la surface extérieure ?.Ona retrouvé
romain, et même au delà de ses frontières, bon nombre de ces
venaient de Capoue —, en plomb, en argent, d’autres en terre cuite.
Dans le Berry, un exemplaire en bois a été retiré d’un puits antique
Fig. 637, — Seau à puiser.
tion —, en même temps que des griffes dont les pointes devaient
saisir l'anneau courant librement autour de l’anse supérieure. Ce
cadus, de son nom latin, est absolument conique et consolidé par
trois cercles horizontaux ; les deux d’en haut sont maintenus par
deux bandes verticales, dans lesquelles s'engagent les crochets de
col ou presque, avec une anse.
à n’en former qu'une seule, ou se.
dans toute l'étendue du monde
seaux, en bronze * — la plupart
— ce qui garantit sa destina-
l'anse (fig. 637) *. Il date du ur° siècle. On constate, par une peinture.
PS Wales Birch, Ancient Pottery, II, p. 466, fig. 216.
2. Saglio, Dict. des Ant., fig. 6479 (Pompéi) : G. sut Rev. arch., 1913, I, |
p. 58 (Thrace).
3. Willers, Die rômischen Bronzeeimer von Hemmoor, Hanovre, 1901, 4, pl. 1 à; Id., Neue Untersuchungen über die rômische Bronzeindustrie von Capua und Niedérgermanien, Hanovre, 1907, 4°, pl. 1 à v.
4. D'après as Chenon, Mémoires des Antiquaires du Centre, 1910, P- 65
et suiv., pl. 1
LES VASES DE TOUTES SORTES i 44h
chrétienne ‘, que les anciens facilitaient comme nous la montée du. seau plein en enroulant sur une poulie la corde de traction.
Le dolium, très pansu, diffère en cela de l’amphore, grande Jarre: à long col et de profil ovoïde, tantôt avec un pied donnant une.
toute petite base, tantôt finissant en une pointe qu’on enfonçait
dans la terre. Les diversités de détail peuvent à peine se compter ;.
on a distingué Jusqu'à quarante-cinq formes d'amphores romaines ?, … Le dolium est apte à recevoir toutes les variétés de comestibles, … liquides ou grains ; l’'amphore est faite principalement pour contenir. de l'huile et surtout du vin ; on la ferme avec un bouchon d'argile
ou de liège, enduit de poix ou de plâtre ; elle porte une étiquette:
… gravée ou suspendue au col, où se lit telle ou telle indication, la, - contenance du vase, l’âge du crà, son nom, celui du clos qui l’a
fourni. Les Romains ont du reste aussi connu le tonneau de. bois, copa ; certains monuments en font voir, que transportent des. bateaux de rivière (fig. 526). Mais c'était là, semble-t-il, un usten-
« sile de charroi, comme l'outre, plutôt que de magasinage prolongé.
Les récipients vitreux étaient moins usités. D'ailleurs ils n’apparaissent que du jour où l’on eut appris la manière de souffler le-
verre, dans la première moitié du dernier siècle avant J.-C. Pour- … tant il s'en fit beaucoup encore et de toutes sortes de formes qui:
-rappelaient celles de a toreutique et de la céramique *; mais la.
plupart de ces objets n’atteignent qu’à des dimensions peu consi-
… dérables. Une mosaïque africaine * reproduit l'image d'une bou-
A * Lu jh
. teille de vin protégée par un fourreau de paille tressée, avec un: bouchon attaché à l'enveloppe : c'est le prototype de la fiaschelta italienne. Cet entourage protecteur était fréquemment adopté pour la lagena ou lagona de terre, dont nous avons un exemplaire à inscription provenant de Saintes Ÿ, et aussi pour de grands vases * du ‘type de nos « bonbonnes » du midi de la France, comme le montre encore lé relief de Cabrières-d'Aigues (fig. 596).
. La série des vases d'argile est, bien entendu, la plus abondante ;:
Le 1 très grande majorité ils. ne nous sont parvenus qu’en débris,
mais les spécimens intacts ou qui ont pu être reconstitués sont
D uffisamment instructifs. La céramique d'époque romaine esk