Saglio, Dict. des Ant., fig
2. H. Dressel, dans le G. I. L., XV,2, pl. un. ‘Ajouter celles de Pompéi COR RS AN, Suppl. 2, pl. 1 à x), non moins variées.
3. Vois Morin-Jean, La Verrerie en Gaule, dont le tableau de morphologie générale, en tête du livre, + Se jusqu’à 139 formes. ;
4, Musée Alaoui, Suppl. I, pl. v, 6 É
FA Walters-Birch, 0p. cie II, p. 467, fig. 217.
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extrêmement loin d'offrir le même intérêt artistique que celle de l'époque grecque ; aussi n’en avons-nous point traité à propos de 1 la décoration des monuments. Il est toutefois indispensable de : décrire à grands traits les modèles les plus répandus au cours de cette longue période, ainsi que leur ornementation et les méthodes de FARRRRES à. PACS 5
Les vases à sujets peints avaient perdu, dès le m° siècle avant | notre ère, même dans les contrées helléniques, la vogue d’autre-\ fois ; leur fabrication dimin ua dans des proportions considérables et | finit par tarir, ou peu s'en faut. C’est par exception qu'on retrouve : des exemplaires tardifs, toujours d'une grossière exécution, : comme ceux de la Marne, qui étaient naguère au musée de Reims | et semblent remonter à peu près au temps de Jules César ?. 4
Fig. 638. — Vase de Popilius.
Ce genre d'ouvrages fut supplanté par la poterie à reliefs, qui. rencontra dans tous les pays un engouement prodigieux et fournit, dès lors presque tous les vases de luxe en cette matière. Elle aussi, comme on pense, était d'origine grecque, et même en Italie la main-d'œuvre hellénique se mit à son service, sans conquérir
4. Walters-Birch, Ancient Pottery, IT, p. 430-555 ; Walters, Roman Pottery (voir l'Introduction) : J. Curle, Terra Sigillata, Some Typical Decoraled Bowls, dans les Pr oceedings of the Society of Antiquaries fe ie LI (1917), p. 130-176.
2. L. Demaison, Bull. des Ant. de France, 1919, p. 279 et 362.
cependant aucun monopole. On ne sait toujours point l’emplacement exact de la fabrique qui jeta sur tous les marchés les bols
dits « de Mégare », à couverte brune ou noirâtre, sans glaçure ;
mais il y eut des succursales, et, en Italie ! précisément, à la fin . + du n° siècle avant l'ère chrétienne, une des plus fécondes, qui “rendit célèbre le nom tout latin de C. Popilius (fig. 638) ?, comprenait les établissements ombriens de Mevania et d’Ocriculum, - D'autres marques fréquentes sont celles de L. Appius, L. Atinius,
L. Quintius. Les reliefs, souvent de bon style, étaient tirés, tantôt
* d'une matrice unique, tantôt de petits moules séparés ; le décor était surtout ornemental. Pourtant une coupe, signée Popilius, représente une bataille d'Alexandre étroitement apparentée à la célèbre mosaïque pompéienne de la maison du Faune 3. Cette * industrie, à laquelle on a proposé, un peu à la légère; d’appli- "quer spécialement l'appellation de Samia vasa, qui se lit chez Pline, ” persista jusqu'aux bas temps de l'Empire.
Elle souffrit: beaucoup néanmoins d’une puissante concurrence :
… à Cales ou Calenum, en Campanie, s'était développé, parallèlement
À quemment sont ceux, romains eux ” aussi, d'Atilius, de Canuleius (fig.
- 639) * et de Gabinius. Le praenomen
. preuve d’une industrie familiale qui
nique à formes his variées, qui , produisait notamment des bols plus larges et des coupes, ornés à l’inté- - rieur d'un médaillon en relief +. Les chefs d'ateliers étaient nombreux ;
à la série précédente, entre les années . 250 et 180 environ, un genre de céra-
les noms qui reviennent le plus fré-
+ change pour le même gentilice ; c'est
se transmettait aux héritiers directs. Fig. 639. — Fragment
» Les Campaniens faisaient choix d’un d'une coupe de Cales, signée
| ton noir, d'éclat métallique ; métal-
Canuleius.
1. M. Siebourg, Rôm. Mitth., XII (1897), p. 40-55; A. Baudrillart, Mélanges
de Rome, IX (1889), p. 288-298.
2, D'après les Mélanges de Rome, loc. cit., pl. vur.
3. P. Hartwig, Rôm. Mitth., XIII (1898), p. 399-408 et pl. xr.
4. R. Pagenstecher, Die Calenische Reliefkeramik, Berlin, 1909, gr. 8° POahre des Inst., Ergänzungsheft VIII) ; tableau des formes, pl. xxvur.
+5: D'après Pagenstecher, ibid., p. 82, fig. 37.
liques également étaient les modèles dont s’inspiraient les décorateurs de ces ouvrages. RUE
Pour varier les effets produits par ce noir, on utilisa méthodiquement ceux qui résultaient de certains accidents de cuisson ? quand l'air s’introduisait dans le four allumé, un coup de flamme oxydante faisait tourner le noir au rouge corail; ton superbe, qu'on avait d’abord réservé à certaines parties de la surface et qu'on se plut ensuite à voir envahir les parois entières des vases. Aussi bien qu’en Asie Minenre, cette technique se perfectionna en Italie, essentiellement grâce à l'application d’un lustre transparent et incolore, qui donnait au rouge une glaçure brillante rappelant l'éclat du métal.
LES VASES SIGILLÉS. — C'est à cette masse innombrable des vases à vernis rouge, qui constituent la vraie céramique romaine, qu'on réserve depuis Dragendorif ! le nom de terra sigillata; qualification bien impropre, car elle paraït faire allusion, soit à la décoration par figurines, soit à l'impression de marques ou cachets tels que des sceaux ; toutes choses que rend également le terme sigilla; or les unes ou les autres sont loin de se rencontrer toujours sur la poterie rouge. D'autre part, Déchelette ? englobait encore, avec autant de raison, parmi les vases sigillés ceux, plus rares, qui ont reçu une couverte de couleur différente, mais qui ressemblent aux précédents par les formes ou la technique. Celle-ci présente de grandes analogies entre les diverses fabriques, même séparées par plusieurs siècles. En dehors des vases unis, les moins nombreux si l’on fait abstraction des séries les plus récentes, nous devons distinguer : |
1° les vases moulés, où tout était moulé ensemble, la pièce et le décor ; le pied, le rebord et les anses étaient seuls tournés à part et rapportés ensuite; les exemplaires les mieux venus rentrent dans cette catégorie, et beaucoup de moules ont été rendus au jour; L
2° les vases à reliefs d'applique, reliefs obtenus par de la barbotine
ou poussière d’ argile délayée ie l'eau; mais tantôt on modelait le décor à la main ou à l’ébauchoir, tantôt la barbotine était introduite dans les creux d’une estampille qu'on apposait sur la paroi
1. Terra sigillata, dans les Bonner Van Dash XCVLXCVII (1895), p- 18