‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 303 sur 426 · IV. Lanternes · texte numérisé non relu

IV. Lanternes

Pour obtenir instantanément du feu, le monde antique ne dis-

posait que des briquets (igniaria) !. Les uns étaient faits d’une tige de bois dur, s’emboîtant dans une autre en bois tendre, qui s’enflammait par frottement rapide à l’aide d’une corde. A cet instrument primitif des bergers, les citadins préféraient le briquet de pierre : il suffisait de frapper une pyrite avec un caillou ou un clou et de recevoir les étincelles sur du soufre ou de l’amadou; on conserve au musée de Saint-Germain quelques briquets de fer,

dont le silex a disparu (fig. 657)?. A la maison, les briquets :

Fig. 657. — Briquets.

étaient presque inutiles; la religion prescrivait d'y entre-

tenir toujours du feu; s’il s'éteignait, on allait chez le voisin

se procurer de quoi le rallumer.

Le langage distinguait deux sortes de luminaires. Le premier,

auquel convenait le terme général de lampas, brûlait des matières

solides; il s'oppose à lucerna, qui désigne une mèche trempant dans un liquide. Mais l'archéologie peut diviser plus

encore.

1. A. Jacob, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. 2. D’après Champion, Rev, arch., 1916, I, pl. x, n°: 15 853, 29 012 et. 29 012 A.

. Chez les chrétiens en particulier, il était d'usage constant

Vie ©

aménagé pour recevoir un combustible tout différent ?. Les

… rondes avec des sebaciaria, semblables au grand flambeau de bronze trouvé près du corps de garde d’une de leurs cohortes et composé de trois tubes entrant l’un dans l’autre

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