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FLAMBEAUX

$ Ier. — Flambeaux.

Parmi les corps solides propres à fournir une lumière vive et

a venaient en première ligne les bois résineux, principa-

. lement le pin. On en faisait une torche, fax! (fig. 210, 214 et.236). Les Romains avaient connu par les Grecs ce genre de flambeau et l'employaient dans les mêmes circonstances, en voyage, à la chasse et dans les cérémonies solennelles dont le Del s'inspirait des traditions helléniques : la naissance, le mariage et la mort impliquaient l'intervention des torches; aussi sont-elles souvent

figurées aux mains des Eros, comme nous l’avons signalé.

Toutefois on commença d’assez bonne heure, dans l'Italie centrale, à se servir des matières graisseuses. Il existe des objets romains qui imitent extérieurement l'aspect, d’ailleurs stylisé, d'une branche de pin, mais l'intérieur est

torches représentées dans les peintures et reliefs d'époque impériale prennent une forme nouvelle : elles superposent plusieurs calices au bout d'une longue tige (fig. 314) ; on y brülait surtout de la graisse de bœuf ou de chèvre (sébum). Les vigiles, à Rome, s’éclairaient dans leurs

(fig. 658) 3; des ouvertures latérales donnaient issue au suif en fusion.

A cette graisse, déplaisante par son odeur, les gens de condition aisée préféraient la cire, dont on faisait des

bougies du type qui a persisté immuable jusqu’à nous. Fig. ne Torche,

de placer de tels luminaires auprès des autels, des figures de saints ou des tombeaux; à comparer l'image qu'en donnent certaines peintures des catacombes (fig. 659) avec celles qu'offrent les fresques étrusques, on pensera que ce sont précisément les Étrusques qui ont transmis ce mode d'éclairage aux Romains.

. Ed. Pottier, au mot, dans Saglio, op. cit.

. Ibid., fig. 2914.

; D'après Saglio, op. cit., au mot Sebaciaria (M: Besnier), fig. 6258. . D'après Saglio, op. cit, fig. 1293 ; cf. 1292.

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