Ibid. p
3. S. Reinach, Slatuaire, I, p. 33, 37, 127 (Louvre); cf. Museo Pio-Clemertino, IV, pl." LES (notre je: 664, candélabre de la ville d'Hadrien); .V, P', 1 et 1tx.
. J. Toutain, au mot, dans Saglio, Dict. des Ant. ; Walters, Catalogue àf ‘Ét Introduction. | 5. H, Dressel, Annali, 1880, p. 265 et suiv.
ont dû être exportées de Campanie, car elles rappellent absolument les prototypes helléniques. Sous l'Empire au moins, des ateliers de fabrication se constituèrent dags la plupart des régions, l'usage de ces objets s'étant partout vulgarisé. IL en fut exécuté en matériaux assez divers, pierre, plomb, verre; même une lampe votive en or se voyait devant une porte de Pompéi; mais l'im-. mense majorité forme deux catégories : argile et bronze. Celles d'argile arrivées jusqu à nous, intactes ou cassées, sont naturellement les plus nombreuses; celles de bronze (fig. 665), articles | de luxe, n'étaient pas enfouies aussi volontiers dans les sépultures, et plus d’une, par la suite, aura été envoyée à la fonte. si Pie Quelle qu’en soit la matière, toute lampe se compose des mêmes éléments essentiels : le réservoir, infundibulum, dont le dos, plus ou moins plat, constitue le discus, réservé à l'ornementation ; le bec, rostrum, percé d'un trou pour l'insertion de la mèche, encore désignée de son nom grec ellychnium. La plupart des lampes sont à bec unique; Dee toutefois en ont deux; ce chiffre est parfois dépassé et rien qu’en Égypte ' on a retrouvé des exemplaires à brûleurs multiples atteignant jusqu'à 20. Le manche ou l’anse annulaire, ansa, manubium, n’est pas indispensable et fait défaut dans certains groupes. Le bec, ou les becs; sont d'habitude à la même hauteur que le récipient, avec lequel ils font vases communicants. Aux premiers temps, et dans quelques exemplaires à bon marché, le récipient est largement ouvert, mais un couvercle le surmonte le plus souvent, percé d'un ou plusieurs trous, par où se. verse le combustible; ces trous eux-mêmes sont quelquefois M bouchés à volonté, pour éviter que la poussière ne pénètre. Un tout petit trou supplémentaire, assezrare, permettait, ou le pes \ de l'air, ou celui d’un instrument pour repousser en arrière la. mèche, plus commodément que par le bec. Cet ajustage se fai- | sait avec des pinces ordinaires; on utilisait en outre une ÿ sorte de tige en métal à crochet, avec laquelle on tirait un peu plus de mèche hors du bec pour agrandir Ja flamme. Naturellement, les lampes servaient d’abord à éclairer, soît chez les particuliers, soit dans les édifices publics, comme les thermes ;« mais on les allumait même dans les fêtes de jour (trromphes,. spectacles). On les plaçait assez haut, dans des niches ou sur des étagères ; on les accrochait à un clou planté dans une paroï ou au à
1. CG. M. Nana tn Terrakotten, Le Caire, 1913, Scan 50 fig. 128 (21 ex. d'époque romaine) ; voir aussi Walters, op. cit., pl. xur.
moutarde ANT tEr