‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 317 sur 426 · D'après le Bull. comunale, 1889, pl. var; cf. p. 180. ê · texte numérisé non relu

D'après le Bull. comunale, 1889, pl. var; cf. p. 180. ê

3. D'après Gori, Inscriplionum antiquarum pars I, Florentiae, 1727, fon ‘p. 151, n° 68. :

4. D'après Saglio, Dict. des Ant., fig. 7101 (cf. 7100). Nous avons ici une personnification du Printemps, saison où l'on revient aux jeux de plein air. $

Il nous reste plusieurs spécimens de petits chars pour bambins. Pun retrouvé à Capodimonte !, l’autre à Pompéi ?, du type des chars de triomphe. Un modèle très simple, sans aucune forme caractérisée, se remarque sur la gauche d'unrelief que nous avons reproduit ailleurs (fig. 514). | | Beaucoup de divertissements de l'enfance sont, bien entendu, attribués aux Éros qui la symbolisent si aimablement : ainsi le jeu ci-dessus décrit, avec un tout petit cerceau ; le jeu de » l'épouvantail, dont nous avons parlé (1, p. 667), à l’aide d’un gros masque repoussant derrière lequel se dissimule un petit camarade. Une peinture campanienne rappelle le jeu de cachecache #: un Éros se couvre les yeux de ses

‘ Fig. 671.

mains, pendant que deux autres gagnent leurs Grand cerceau.

places dérobées. Le jeu du clou nous est repré-

senté en deux exemplaires * : dans l’un, ce sont des Amours qui s'y livrent ; dans le second, des enfants de notre vie terrestre, en tuniques et sans ailes. L'un d'eux tient la corde qui est attachée au clou planté en terre ; 1l restera exposé aux coups de fouets des autres jusqu'à “ ce qu'il atteigne un de ceux-ci sans lâcher la corde.

. Il n’est pas prouvé qu'on ait fait tourner des toupies (turbo) au moyen d'une cordé enroulée tout autour et tirée brusquement: mais on les maintenait sûrement en rotation en les frappant du fouet ; il ne nous en reste pas cependant de témoignage figuré pour l’époque romaine. Le toton, manœuvré simplement avec - deux doigts, offrait en outre l’occasion de gagner ou perdre, car il était cubique comme les dés et retombait sur une face ; or les faces portaient des inscriptions *.

- Le rhombus, employé dans les incantations, a pu servir à égayer les enfants, peut-être aux mains des grandes personnes qui le faisaient ronfler devant eux : c'était une petite roue, traversée par deux cordons qui s’enroulaient et se déroulaient successivement … quand on en tirait les extrémités; ils lui imprimaient ainsi .us

4. Notizie degli Scavi, 1894, p. 126, fig. 3. 2. Saglio, op. cit., fig. 4635 ; Gusman, Pompéi, p. 272. 3. Helbig, Wandgemälde, 755; Becq de Fouquières, op. cit., p. 83. 4. Saglio, op. cit., fig. 1440-1441. | Sichtd fer 7172. |

XIIT,

me

Hg us

Le

règle : trois noix ont été posées à

par des coutures ; les moyennes, —. garnies de plumes ; enfin le grand ballon, follis, gonflé d'air. Pollux a dressé une liste de toutes les parties - combinées rien qu'avec des balles ; la . : plupart doivent avoir une origine … grecque. Les personnages quise livrent \ à l’un de ces jeux, dans une peinture À des soi-disant Thermes de Titus ; De (fig: 673) *, À sont presque entièrement Fig. 673. — Le jeu de balles,

mouvement très rapide, accompagné d'une vibration sonore, Représenté par des monuments grecs, le rhombus est souvent mentionné chez les poètes latins.

Il ne paraît pas que dans l'antiquité le jeune âge se soit amusé

avec des billes; on les remplaçait par des noix ou par des pommes.

Ovide a énuméré jusqu'à sept manières d'en jouer ; il en est deux qui nous sont rappelées plastiquement. Sur un sarcophage dü Bri-

… tish Museum {, on voit des châteaux (casfella) édifiés selon la

terre ; à quelque distance, une quatrième a été lancée à la main sur ce tas, dont elle doit devenir le couronnement ; à gauche un enfant, assis sur le sol, se dispose

précisément à jeter la noix. Un deuxième relief, au Vatican,

reproduit la même scène, mais des filles aussi y prennent part ?,

Dans un troisième, un jeune garçon fait glisser une pomme le

long d'un plan incliné; elle doit aller en frapper d’autres à terre,

auquel cas le gagnant les empochera toutes. Sur la droite, la

représentation paraît incomplète; on dirait que des fillettes se

lancent des pommes, les mains remplaçant des raquéttes, comme - les fruits remplacent des balles (fig. 672) *

Lä balle elle-même (pila) est plutôt un jeu de l'adolescence, qui

… charmait encore beaucoup de gens dans l’âge mûr et passait sous l'Empire pour l'unique emploi du temps de quelques désæuvrés.

On distinguait plusieurs variétés : les toutes petites, de peau ou ’étoffe, bourrées de crin et fermées

nus, PRORPE la pratique des jeux de

2 se sans les gymnases ou les bains ; ils sont ee et manœuvrent

2 Saglio: op. cit., fig. 5337, 8, Reinach, Reliefs, IL, p. 507, 1,

2. Reinach, chid., ILE, p. 407, 1; Helbig, Führer, I, p. 57-58, n° 92. :8.- D’ après dés ARTE XXIX (1857, p: 142, tav. B- C,

Page 1