‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 316 sur 426 · Notizie degli Scavi, 1894; p. 105, fig · texte numérisé non relu

Notizie degli Scavi, 1894; p. 105, fig

de

par le christianisme : c’est même des catacombes que proviennent les spécimens peut-être les plus curieux et les mieux conservés. Nous n'avons pas à nous occuper ici des jeux simplement décrits par les auteurs, par exemple de la plupart des jeux d'imitation, si nombreux, qui n'exigeaient souvent, du reste, aucun matériel ;

nous nous bornerons à ceux qui ont fait l’objet d'une représenta-

tion, ou dont l'outillage, au moins partiellement, est parvenu jusqu'à nous.

Les premiers bibelots offerts à un enfant, encore au berceau, forment la catégorie des crepundia ‘, destinés à le distraire en faisant du bruit (crepare) ; réunis par une chaîne, on les attache

à son cou ou on les lui passe en bandoulière : ce sont des

breloques copiées sur toutes les variétés d'outils en usage; quelques-unes semblent avoir été considérées accessoirement

“ comme des amulettes. Les plus bruyants des crepundia sont le

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Fig. 668. — Crepitaculum. Fig. 669. — Poupée articulée.

sifflet et le crepitaculum ; tel celui qui a été exhumé à Pompéi

(fig. 668) 2, et qui consiste en un cercle garni de grelots et muni

d’un manche ; c'est l'ancêtre de nos hochets d'aujourd'hui. Les nouveau-nés se plaisaient certainement aussi, comme les nôtres, au tintement des grelots ?. Parmi les trouvailles faites dans les

tombes, signalons surtout les petites figures de plomb, avec instru-

1. E. Fernique, au mot, dans Saglio, op. cit. ; fig. 2065 et 2067 à 2069 (sifflets). 2, D'après Saglio, 1bid., fig. 2063. \ 3. Ibid., fig. 6992.

“ments de sacrifice à la même échelle ; des animaux minuscules, des osselets, des tablettes d'ivoire, de Rae vases, des masques, et ‘surtout des poupées.

Beaucoup de figurines recueillies dans les fouilles ont dû servir ‘à amuser les enfants ; mais lesquelles ? Il n’y a quasi-certitude que pour celles qui étaient articulées ! ; la tête n’était pas toujours liée au cou dans le moule ; le corps et même quelquefois les membres étaient en plusieurs morceaux rattachés, aux épaules et aux. hanches, aux coudes et aux genoux, par des fils de métal ou bien par une cheville plus étroite que la cavité où on l'engageait. La plupart se faisaient en argile, mais 1l y en eut en os et en bois; l'une de celles-ci, trouvée à Rome (fig. 669) ?, a ses articulations à £enon et à mortaise; d'après la coiffure, elle date du temps des Antonins. Les doigts portent des bagues minuscules ; il y avait auprès d’elle de petits peignes. Comme aujourd’hui, en effet, la poupée était traitée en grande personne : on prévoyait de quoi: J'habiller, la meubler et la servir. ; Les enfants jouaient déjà au cerceau : un grossier relief funéraire montre un gamin poussant devant lui une petite roue qui. tourne, et dont le moyeu est raccordé à un long manche (fig. 670) *. Mais le cerceau de grande taille (trochus), qu'on laisse.

librement rouler, pourrait bien avoir été.

réservé aux hommes faits, à qui on le.

recommandait comme favorisant un exer-.

cice hygiénique. Il était lancé et maintenu | en marche par une baguette (clavis); à.

l'époque romaine, la forme de cette der-.

Fig. 670. — Petit cerceau. nière fut modifiée : non plus complètement droite, mais recourbée comme une faucille J ou présentant plusieurs coudes ; de la sorte, elle avait plus de prise. ‘sur le cercle et en réglait mieux les évolutions, car il était élégant” -de faire décrire des courbes au cerceau. D'autre part, on le gar- : nissait de petits anneaux mobiles, qui, retombant toujours SUL le sol avec un son joyeux, avertissaient les passants d’avoir à se.

-garer (fig. 671) #, :

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