‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 319 sur 426 · PAP RUE À · texte numérisé non relu

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effet par la supériorité des points qu'on gagnait d'habitude ; mais des indications des auteurs il résulte qu'un grand nombre de combinaisons avaient cours. Ce jeu était plus compliqué que de notre temps ; on y employait encore des polyèdres à faces nombreuses (18 à 20), chacune portant son numéro d'ordre en chiffres romains et deux lettres latines accouplées.

Fig. 675. — Cornet à dés. Fig. 676. — Pions de jeu.

Les Romains ont également pratiqué un divertissement qui,

pour nous, demeure extrêmement obscur, celui des latrunculi,

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imité de la petteia des Grecs. Il ressemblait à la fois à notre jeu de dames par le système de pions qui y intervenait, et à celui des

échecs par certaines manœuvres auxquelles les auteurs font allu-

sion. Les pions, en double série selon les textes {les blancs et les noirs) ou en trois couleurs (bleus, jaunes, blancs) d’après les échan-

tillons conservés, affectaient des formes variées : les uns en calotte

hémisphérique (fig. 676) !, les autres cylindriques, avec un sommet en pyramide ; ils étaient en pierre ou en os. On en a retrouvé aussi d’identiques aux nôtres. Parmi ces derniers, une série décou-

verte en Crimée répondait peut-être à un type de jeu spécial: les

disques portent au droit des figures de personnages ou des monuments d'Aléxandrie, leur lieu d'origine évidemment ; au revers, des légendes et des inbres en double notation, grecque et tbe Mentionnons encore les tablettes d'ivoire ru à inscriptions, pour nous inintelligibles, qui ont été signalées ailleurs.

Nous décrirons ici les médaillons contorniates ?, ainsi nommés par les modernes à cause du sillon creux (contorno en italien), qu profondément, qui forme comme un cadre circulaire au

dr Drubrés Saglio, op. cit., fig. 4369 ; cf. 4370.

2. Ch. Robert, Étude sur. le médaïllons contorniates, Buse les 1882, 8°; £E. Babelon, Monnaies grecques et romaines, I[.(1901), p. 689 (avec la bibliographie détaillée); Kath. À. Mac Dowell, Numismatic Chronicle, 4° sér., VI (1906), p. 232-266. |

droit, aussi bien qu’au revers, de chaque pièce. Leur module est

celui des autres médaillons : 35 à 40 millimètres ; ils présentent la …

particularité d’être presque toujours coulés et non frappés.

Au droit, ils portent pour lordinaire une tête de roi ou d'empereur romain d'Occident, Alexandre le Grand, Jules César, Auguste, Caligula, Néron, Trajan, Constantin, Valentinien [IT et jusqu'à Anthemius (v° siècle), ou d’impératrice — telles Agrippine, Faustine —, ou de personnage illustre : Homère, Démosthène, Térence, Horace, Virgile, Apulée, ou l'image d’une divinité : Sérapis, le Soleil, Hercule, Minerve, Rome; ou des masques scéniques, comme dans notre fig. 6771.

Fig. 677. — Médaillon contorniate.

Les revers ont des représentations relatives aux grands jeux : un cocher, un cheval, un quadrige, un gladiateur, des bestiaires,

des animaux, des athlètes, des acteurs; parfois des divinités ou, des scènes de culte : Apollon, Hercule, les mythes de Cybèle et d'Attis (fig. 677) ; certains rappellent les légendes romaines : Énée, l'enlèvement des Sabines ; quelques-uns, aussi bien que les monnaies, montrent des triomphes impériaux, des distributions au

peuple, des cérémonies militaires. Des inscriptions, en lettres

grecques ou latines selon le cas, précisent les images. Enfin lon voit dans le champ, gravés après coup et incrustés d'argent, divers

emblèmes : palmes, couronnes, feuilles lancéolées, armes, fauves,

coupes, trépieds, ou des monogrammes.

Sur l'usage de ces pseudo-monnaies plusieurs hypothèses ont été | émises, dont aucune n'emporte la certitude. Les types, pour la …

plupart, sont empruntés de près ou de loin aux spectacles publics ;

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