‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 320 sur 426 · D'après Ch. Robert, Médaillons contorniates, pl. vu · texte numérisé non relu

D'après Ch. Robert, Médaillons contorniates, pl. vu

+ par suite, on a supposé que les contorniates’ étaient des jetons … d'entrée au cirque, au théâtre ; mais alors comment n'y voit-on … aucune indication de place, aucun numéro ? Fr. Lenormant ! pré- … férait leur reconnaïtre une valeur talismanique ; cochers et chevaux, athlètes, coureurs auraient gardé sur eux ces pièces pour À conjurer le mauvais sort, et aussi leurs partisans, parieurs super- … stitieux, afin d'augmenter les chances de gain. En effet, la tête la plus reproduite est celle d'Alexandre, le héros protecteur par excelfa |

* lence, comme son ancêtre mythique Hercule ; parmi les sujets .m mythologiques on remarque Hécate, déesse des incantations, et ° ai di

les dieux ou héros qui éloignent le 5e Apollon, Thésée :: entre les écrivains prédominent ceux qui passaient au Bas-Empire pour … des magiciens. Médiocre explication, néanmoins, pour bien des ! spécimens Ch. Robert ? a pensé que les contorniates étaient Dm dans les jeux, en commémoration des victoires. « Le | secte terminé, le contorniate recevait en creux une petite es (couronne, palme, feuille, casque, haste, coupe, che- | val val) indiquant la nouvelle récompense que le cheval, le cocher, le 4 gladiateur avait reçue. Le contorniate devenait une sorte de certificat métallique. » Alors le monogramme du P à queue barrée (fig. 677) s'interprétera, soit, suivant la restitution du P. Bruzza, “par P{alma) E(merita), soit plutôt par P{raemia), le nombre des “barres transversales indiquant les dizaines de milliers de sesterces D ct s'élevaient les prix. | — Mais l'opinion de Frœhner #, qui prévaut aujourd'hui, offre bien 4 plus de vraisemblance : ces médaillons ne sont que des pions avec “lesquels on jouait sur les fabulae lusoriae ; il faut les rapprocher. des tessères de bronze étudiées plus haut a 279 et 283). Certains Jeux, comme notre tric-trac, demandaient en effet une ne quelquefois un tablier aux bords relevés (alveus) ; c'était une forme entre plusieurs de lusoria tabula. Il y en avait he toutes plates, à deux faces, l’une pour un jeu, par exemple les dés, la seconde pour un autre, comme les pions. Les types de tables conservés ne nous aident guère à déterminer les règles de ces jeux, problème qui reste des plus difficiles ; on n'a fait que des hypothèses, sur lesquelles nous ne pouvons nous appesantir. |

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