CHAPITRE XIV
; SOMMAIRE. — I. Instruments à cordes. — II. Instruments à vent. — III. Instruments à percussion.
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S 1%. — /nstruments à cordes .
… Chez les Romains comme chez les Grecs, cette classe d'instruments était la plus considérée et cependant, chose singulière, c'est celle qui, entre leurs mains, a le moins progressé. « En fait d’in- 4 struments à cordes, a écrit Gevaert , [ils] n’ont possédé que celui … dont le rôle est le moins essentiel re l'orchestre moderne ; encore 4 ne l’ont-ils connu que sous une forme rudimentaire ?, » Ils n'ont … guère apprécié, en effet, que deux variétés dont les cordes sont montées à vide, ainsi que celles de nos harpes, mais distinctes de ces dernières par légalité de longueur des cordes ; celles-ci rendent un son plus ou moins grave suivant leur De et leur tension. Ces variétés se nommaient lyra et cithara.
4 Toutes deux comprennent une caisse sonore ou résonateur, d'où s'élèvent deux bras que relie une traverse, et des cordes en nombre $ variable, rattachées d'une part à la traverse, de l’autre à un cor- … dier placé sur la caisse. A l'époque grecque, le résonateur de la | iyre était une carapace de tortue, ‘ou une imitation de cette cara- . pace, d’où partaient deux bras nés minces, incurvés. Celui de la cithare, en bois, était plus RO HR ou un peu » arrondi * ; lés bras, bien plus larges et plus g gros que dans la lyre, n'avaient Rte de ou angulaire que jusqu'à la traverse, que Do d'habitude des montants absolument verticaux. Qu'en advint-il à l'époque romaine ? Les très rares débris d'i in-
—. 1. Th. Reinach, au mot Lyra, dans Saglio, Dict. des Ant.; GC. Saint-Saëns, “ Lyres et Cilhares, dans A, Lavignac, Encyclopédie de la musique, Paris, gr. 8°, 1, p. 538-510 [19121 - 2. F.-A. Gevaert, Histoire et théorie de la musique dans l'antiquité, Gand, gr. 8°, IE (1881), p. 243.