‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 338 sur 426 · LE LIVRE ET L'ÉCRITURE A L'ENCRE À · texte numérisé non relu

LE LIVRE ET L'ÉCRITURE A L'ENCRE À

sine ; 1l devient alors très ardu de les séparer ; on y parvient sou-. vent par des fumigations.

Les papyrus d'Égypte se laissent manier habituellement avec * beaucoup plus de facilité que ceux d'Herculanum. Ils ne sont pas carbonisés, mais quelquefois chiffonnés, durcis comme de la pierre ; on s'est avisé de les soumettre à la vapeur d’eau. Une autre. méthode consiste à placer le rouleau entre deux forts tissus de flanelle humide. Quand les premiers feuillets sont devenus mous et flexibles, on commence avec précaution à les dérouler, ce qui sefait aisément lorsqu'il n'y a pas d'éléments collés l’un contre. l’autre. Les papyrus déjà ouverts, mais ridés et déformés, reprennent aussi leur consistance unie et tendue par l’apposition. , de morceaux de flanelle humides. Pour les pièces les plus endommagées, l’emploï est recommandé du fin papier non collé en usage . dans les ateliers de gravure sur cuivre ; on l'enduit de gomme arabique et le papyrus s’y colle étroitement, la gomme rendant le papier transparent comme du verre.

Il. — Un autre genre de papier, qui peu à peu fit tort au papyrus, est le parchemin, pergamena (membrana), peau d'animal préparée à cet eflet suivant un procédé, sinon créé, du moins perfectionné dans la capitale des Attalides ; on se servait surtout de la. peau de chèvre ou de mouton, desséchée, raclée et polie. Bien plus résistante et durable que les fibres végétales, elle se prêtait beaucoup mieux aux grattages, qu'on pouvait renouveler plusieurs fois. Par suite, quand l’idée prit corps d'utiliser les peaux pour l’écri-ture, leur donna-t-on spontanément la forme de la tablette de cire, où l’on pouvait presque indéfiniment renouveler le texte. Le progrès qui permit de tirer parti à cet effet, aussi bien du côté du poil, convenablement préparé, que de l’autre, conduisit à rapprocher un grand nombre de ces peaux, à la manière dont on juxtapose aujourd’hui les feuillets de nos livres.

L'usage d'écrire sur peau, limité au polyptyque, avait déjà cours à Rome.

dans les derniers temps de la République, et le codex de parchemin (fig. 694, pis 603. — Étui de coder. dans le haut, à droite), plus précoce que celui de papyrus, prit naissance sûrement à la fin du 1°" siècle de: notre ère. Il fit concurrence au papyrus, puis le supplanta après le

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__. triomphe de l'Église, parce qu'il assurait mieux la diffusion des œuvres édifiantes ; bientôt, même lés ouvrages profanes furent

transcrits pour la plupart sur parchemm. - :

Fig. 694. — Lecture d'un volumen, Matériel d'écriture. < « > + v

Les feuilles étaient réglées et marginées arec une pointe mousse, dont la trace était visible des deux côtés. On en appliquait quatre l'une sur l'autre, qui, pliées en deux toutes à la fois, formaient un. cahier ou quaternio cousu de 16 pages, d’un format presque carré, |

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