MATÉRIEL MÉDICAL
une partie d'os enfoncée ou écrasée; le milieu de la tige devait avoir une enveloppe de bois, ou d'os, frs par des chevilles rivées passant dans les deux trous encore tre ; aux extrémités sont des palettes de formes différentes, l’une plate, l’autre arquée, . toutes deux avec une face unie et une face à denture.
Les anciens répugnaient à l’extraction des detse, qu'ils croyaient
fatale à la mâchoire et même aux yeux; ils ne s’y résignaient que
devant une nécessité trop évidente ; l'outil alors employé n’est pas très sûrement connu. On a mis au jour à Pompéi une pince-tenaille à mors courbe (17)! qu'on a pu croire mal appropriée à cette
fonction, par sa taille excessive et la face interne lisse des mors;
- on la supposait faite pour déplacer un os ou retirer des esquilles ;
. mais un exemplaire analogue, du musée de Budapest, retrouvé en
même temps qu'une dent volive à trois racines, semble fixer l'interprétation 2: ce doit être un davier. Il y avait aussi, du reste, des extractéurs à mors droits (26) *
Pour retirer d’une plaie une pointe de flèche ou de javelot (fig. 399), on prenait une pince à mors courbes et coudés, telle sans doute que l'instrument de Pompéi ici reproduit (19) *.
Matériel gynécologique et pour la vessie. — Dans les affections de la vessie, les anciens usaient déjà de la sonde-catheter, mais d’un type rudimentaire, uniforme, toujours en bronze, donc non flexible et, pour ce motif, à double courbure, comme le canal même où elle devait s’insinuer, rectiligne seulement pour les femmes (21 et 22) ‘ ; on y enfonçait d'abord avec un jonc un tampon de coton, attaché à un fil, de manière à faire siphon et à déterminer l'écoulement du liquide. L'assortiment de ces objets, pour hommes ou pour femmes, se réduisait à très peu de numéros, différenciés par la longueur seule. L’ablation des calculs s’opérait avec un crochet ou, par l'abdomen, avec une pince à longs mors.
Les médecins de l'antiquité savaient-ils utiliser nos jeux de miroirs pour explorer le rectum ou l'utérus? Rien ne l’atteste. Ils avaient du moins des appareils propres à dilater l’un et l’autre et à en rendre visible l’intérieur. Leur speculum rectal était construit
comme des tenaiïlles, mais manié en sens inverse, par écartement
: Diop Milne, pl. xzur (Naples).
R. von Tôply, Jahreshefte, loc. cil., p. 148 et suiv., fig. 123, p. 150. Ibid., p. 147, fig. 122.
D'après Säglio, Dict. des Ant., fig. 1384.
D'après Milne, pl. xzv, 1 et 2 (musée de Naples).
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