‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 351 sur 426 · AVI. MATÉRIEL MÉDICAL · texte numérisé non relu

AVI. MATÉRIEL MÉDICAL

des poignées ; sous cette pression, deux lamelles écartaient les

lèvres. Le speculum utérin était plus compliqué (18) ! : on faisait tourner, par sa poignée terminale, une tige à pas de vis et l’on refoulait ainsi une barre transversale, à laquelle était fixée à angle

droit une des trois lamelles d’écartement; les deux autres se pla-. çaent, perpendiculairement aussi, au Bot de deux barrés courbes |

qu’éloignait l’une de l’autre le mouvement de la vis.

L'accouchement « par les fers », c ‘’est- -à-dire l'extraction Ge l'éen-2

fant vivant, ne paraît pas avoir été pratiqué dès cette époque ; mais celle de l'embryon sans vie est décrite par les auteurs. On se servait d’un instrument très simplifié, en deux crochets, peut-être indépendants, dont on appuyait les extrémités sur l’occiput, les veux ou la bouche du fœtus, ou sur les clavicules ou les côtes,

suivant la présentation. Quand elle était transverse, le salut de la

mère exigeait quelquefois l’'embryotomie ; pour trancher la tête,

Pinstrument conservé au Cabinet des médailles (2), avec son large

crochet, et l'anneau au bas du manche, a dû être le plus indiqué. ‘IT existait des pessaires ; nous en avons un de Pompéi (25) ?: il est creux, piriforme, et l’une de ses extrémités est entourée d’un rebord circulaire plat, percé de trous, par où l’on devait passer des

fils, de façon à rattacher l'appareil à une bande, a le mainte-

nait en place.

Le matériel médical se Re par des éponges, pour laver les : blessures et arrêter l'hémorragie ; des bandes d'’étoffes à panse-.

ments ; des fils de lin, peu Re pour opérer les sutures. La fermeture des plaies ou incisions semble avoir été obtenue à l’aide

d'agrafes métalliques (27) #, terminées par deux crochets, simples

ou doubles ; au même dessein se prêtaient peut-être des fibules

d'un type très spécial, retrouvées incomplètes dans la tombe du » chirurgien de Paris. Ajoutons enfin les tamis, les mortiers et les.

meules pour affûter les lames.

Plusieurs de ces instruments étaient assez légers et assez indis-

pensables pour que le praticien, comme de notre temps, les eût toujours sur lui : il les réunissait par un anneau, comme un trousseau de:.clefs 4, ou il les enfermait dans un étui cylindrique de faible

PXLYIT,

2, D'après Milne, pl. ur, 2.

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