‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 48 sur 426 · Gusman, Pompéi, p · texte numérisé non relu

Gusman, Pompéi, p

mystère que sa seule définition demeure un peu incertaine! Ony voit pourtant, en général, l’adoration de l'eau sacrée, principe de

Fig. 391. — Scène de culte égyptien (Cliché Brogi).

toutes choses émané d'Osiris, cérémonie qui avait lieu l'après-midi avant la fermeture du temple(fig. 391). +

Ce dernier est à l'arrière-plan ; sa porte, ornée de fleurs, s'ouvre au sommet d’un haut perron. Devant la façade, trois figures, en longs vêtements de lin blanc — selon les rites —, avec un manteau jeté

1. Cérémonie du soir (Bôttiger, cité par Helbig, 1111); adoration de l’eau ee (Mau, Pompei, p. 183, fig. 90); aspersion de l’eau (Gusman, Pompéi, p: 91).

LES HÉROS sp:

par-dessus, de couleur plus sombre : à gauche, c'est une prêtresse ; les autres sont des hommes, la tête rasée comme il est prescrit. Tous trois tiennent des instruments consacrés, le sistre, la situle, un vase qui semble en or. Au bas des marches, un nouveau prêtre, élevant une sorte de bâton blanc, se tourne vers la foule des fidèles, massée des deux côtés de l'escalier : la plupart sont des femmes, un voile sur la tête et vêlues de tuniques claires. Au bout de leur double rangée, sur le devant, un quatrième officiant se penche vers un autel couronné de fleurs, où il attise le feu à coups d’éventail ; un auxiliaire paraît l’assister. Enfin, au premier plan, en vis-à-vis, un prêtre d'Isis, avec le sistre et la croix ansée, et un homme assis à terre, faisant retentir une longue flûte. Des animaux sacrés complètent la figuration : des sphinx de pierre, le lotus au front, en-

cadrent le temple ; des ibis sont éparpillés près d'eux et de l’autel.

Le premier rôle est dévolu sans doute au prêtre qui, debout sur le seuil, tient le vase d’or de ses deux mains, dissimulées sous son surplis, et le propose à l’adoration commune.

A celte scène d’une haute tenue et de grave accent une autre devait répondre, où se révèle l’autre face du culte — il y en avait souvent deux dans ces religions orientales. La danse sacrée en

l'honneur d'Isis ! est exécutée, devant le temple, par un bizarre

personnage couronné et vêtu d’un pourpoint brun à franges ; un poing sur la hanche, il élève la main gauche au-dessus de sa tête. Derrière lui, dans la pénombre, et autour du même escalier abou-

üssant au même autel, se pressent divers figurants des deux sexes,

prêtres ou assistants,chargés des attributs déjà énumérés.

Une troisième représentation plus sommaire? rappelle la fête du 5 mars, où l'on repoussait vers la mer les vaiseauxtirés à sec avant Ja saison des tempêtes ; une mascarade et une procession escortaient au rivage la statue d’Isis richement parée, et, pour inaugurer la reprise de la navigation, on mettait à l’eau un bâtiment neuf qu'on appelait symboliquement le vaisseau d’Isis.

$ IV. — Les héros.

L'occasion nous est maintenant offerte de compléter cette série mythologique, dont nous n’avions étudié, Hercule à part, que

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