Réplique : Herrmann, Malerei, pl. Lxxv
2. Roscher, Lexikon, 1, 2, p. 2795 (peinture d'Herculanum); Mosaïques de Gaule, 224. :
Colchide, ni le retour des Argonautes. Médée ne s’insinue dans leurs ouvrages qu'après son retour en Europe, lorsque, devenue
Fig. 393. — Jason et Pélias (Cliché Brogi).
…. femme de Jason, elle veut, avec le concours des Péliades, punir le | , . \ A
Ln roi qui manque à sa promesse el conserve son trône, et lorsque,
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répudiée, elle en devient folle au point d'égorger ses rejetons. Nous
possédons plusieurs fresques où l’on voit des répliques d’une œuvre
du peintre Timomachos {1 siècle av. J.-C.) ; la plus connue provient de la maison des Dioscures (Helbig, 1264) ! : les deux enfants jouent paisiblement aux astragales ; debout à côté, la magicienne, dans une magnifique attitude, croise les mains sur la poignée de son glaive ; elle détourne la tête ; on lit dans ses regards une fanatique résolution. Le tableau cr O sans doute une scène de tragédie.
La matière du cycle troyen fut utilisée de façon toute semblable, avec une prédilection pour les scènes d'amour et de galanterie ; plus d’une donnait le premier rôle au héros même dont une inclination occasionna la guerre de Troie, Pâris, le fils abandonné de Priam (Helbig, 1266-1290 ; Sogliano, 556-570) ?. On prend pour motif isolé son buste, gracieux, à demi virginal; il est coiffé du bonnet phrygien et porte le carquois comme Éros, qui lui parle à l'oreille ou lui caresse le menton. Sur l’Ida, où il gardait les troupeaux, le voilà juge entre les trois déeëses ?. Pas plus que dans les reliefs sculptés, il ne tient en main la pomme « de Discorde ». Il est assis sur un rocher, dans son costume asiatique, et paraît hésitant. Mercure lui présente Junon, Minerve, Vénus, entre lesquelles, d'ordre de Jupiter, il doit désigner la plus belle. Pour ne déprécier aucune partie de son ouvrage, le peintre a laissé l’arrêt en suspens. Arrêt dicté par l'intérêt et par les suggestions d'Éros : Vénus l'emporte, ayant promis à Pâris « la plus belle des femmes ». Celle-ci n’est pas Oenone son épouse, qu'il délaisse ; c’est Hélène, qu'il rencontre à Sparte et qu'il ravit, avec la complicité de Vénus et de Cupidon. Le buste de la belle Hélène se rencontre isolé, en pendant à celui de Pâris.
Du plus brillant héros de la guerre de Troie, Achille, ce ne sont pasnon plus lesactions belliqueuses que les peintres ontinterprétées ;
ils l'ont fait voir en sa jeunesse, élevé lui aussi par Chiron, qui, .
avant tout, lui apprit la musique. Ils imitèrent, en accusant le plagiat, un marbre entré dans les collections de Rome : assis sur son arrièretrain, Chiron tient d’une main le plectre et de l’autre la ire qu'il
1. Saglio, Dict. des Ant., fig. 4879; Thédenat, Pompéi, LD: U130, fig. 86 ; Nes rmann, Malerei, pl. Vi: Le pl. Lxx HE, . Pâris et Hélène : Herrmann, Malerei, pl. zxxr et Lxxvu. 3. datés. Pompéi, p. 384-385 { Baumeister, Denkmäler, 1, p. 167, fig. 1358 ; Rodenwaldt, Komposition, p. 104, fig. 17; Wôrmann, Malerei, p. 128, fig. 36; Herrmann, Malerer, pl. vis et cxum.
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appuie à l'épaule du jouvenceau attentif (Helbig, 1291) !. D'autres
F fresques représentaient Achille s'exerçant seul, en présence d’un à
… compagnon quil tenait sous le charme.
— Suivantune tradition peu ancienne, sachant la destinée qui l’atten- . dait en Troade et voulant le dérober aux Grecs, Thétis sa mère l'avait envoyé à la cour de Lycomède, à Scyros ; il y vivait parmi . les filles du roi, caché sous des vêtements féminins. Mais Ulysse le découvrit dans sa retraite et le força à trahir son sexe, rien qu’en
. plaçant des armes sous ses yeux. Thème rebattu et peu varié (Helbig,
1296-1303 ; Sogliano, 572-573). Une fresque du musée de Naples en donne la meilleure idée ? : un portique emplit le fond du tableau ;
au milieu s'ouvre une porte, entrée probable du palais. Achille
… s avance vivement et des deux mains saisit une épée et un bouclier,
… orné d'un groupe où il s’est reconnu {car le ciseleur l'y a représenté, recevant les leçons du centaure). Son torse énergique émerge de sa . parure malséante ; à ses pieds un miroir est tombé. Ulysse lui fait … face ; Diomède, venu à la rescousse par derrière, donne la main à bise encerclant ainsi le héros. Les femmes s’enfuient de part et d'autre ; l’une d’elles perd sa tunique dans la bagarre. Plus loin
- apparaissent la noble tête de Lycomède, stupéfait, et celles de
- quatre gardes du corps, aux attitudes mouvementées. 1
… On ne saurait ignorer — mais nous pouvons décrire brièvement
* — une fresque célèbre de la maison du Faune (Helbig, 1304) ÿ . le sacrifice d'Iphigénie. La jeune fille, au centre, est prise à bras le corps par Ulysse et Diomède ; à côté d'elle, la séparant de l'autel,
le prêtre Calchas, dont le glaive est tout prêt, porte un doigt à ses
- lèvres, semblant se demander s’il aura la force de soutenir l’atrocité
de son office ; à gauche, en avant d’une colonnette que surmonte une statuette de Diane, le père, ‘accablé, se détourne, cache son
… visage d'une main et du pan de son manteau. Dans les airs plane
… Ja même déesse, à la rencontre d'une nymphe qui pousse par les
- cornes une biche, victime substituée au dernier instant. Sur un fond
- clair le décorateur a accumulé les nuances sombres, qui donnent
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1. Roscher, Lexikon, I, 1, p. 891; Waldstein, Herculaneum, pl. xvi; Herrmann, Malerei, pl. Lxxxir.
2. Thédenat, Pompéi, 1, p. 123, fig. 78 ; voir aussi Arch. Zeitung, 1883, pl.1x, 1; Baumgarten, Hellen. rôm. Kultur, p. 577, fig. 412 ; Sogliano, Vettui, fig. 36 ; Herrmann, Malerei, pl. v ; et les mosaïques de Sainte-Colombe (Mosaïques de Gaule, 198), de Sparte, simplifiée (Arch. Zeitung, 1881, pl. vi, 1), de Poinpéi (Gusman, op. cit., p. 396).
3. Thédenat, op. cit., I, p. 129, fig. 85; Herrmann, Malerei, pl. xv.
aux silhouettes masculines un aspect infernal. L'Agamemnon voilé élait une trouvaille du peintre Timanthès, qui travaillait vers 400 . J.-C. Lui a-t-on emprunté toute la composition ? Une réplique
ue fidèle du prototype grec se retrouverait, d'après les textes qui le. décrivent, dans un autre ouvrage, la mosaïque d'Ampurias
( Espagne) !, mais celle-ci est médiocre et de même, du reste, € est au mélodrame que le peintre de Pompéi est descendu. |
Très étudiée à l'époque romaine, l'//1ade semblait cependant mieux à sa place à l'école qu'au logis ; nombre d'épisodes en ont été reproduits, mais à peu d'exemplaires. L'un d'eux nous vaut une œuvre de mérite, derrière laquelle on sent, d'emblée, le modèle classique : c'est Briséis emmenée hors de la tente d'Achille par ordre d'Agamemnon (Helbig, 1309) ? ; le modelé savant des torses nus, la majesté imposante du héros, la douleur touchante de la favorite, l'air méditatif de Phœnix, la fière allure des hérauts d'armes, tout cela constitue un ensemble d'une haute tenue. Citons encore Thétis aux forges de Vulcain ou apportant les armes d'Achille, qui les revêt ; Hector prenant congé d'Andromaque ?, puis traîné au char d’ RATE autour des murs d’Ilion #, et l'entrée du cheval de bois. | | L'Odyssée est plus pittoresque que l'Jliade ; Pline assure que les pérégrinations d'Ulysse formaient un répertoire courant à l'usage des peintres de son temps ; le paysage y a un rôle que le mythe n'amoindrit pas. Pourtant c'est ici même que se rangent le mieux les fresques de l'Esquilin conservées à la bibliothèque du Vatican, si rigoureuse est la fidélité avec laquelle le décorateur a suivi le texte de l'épopée. Dans une maison particulière, sur la même paroi, il avait mis en images quelques épisodes des chants X et XI; à intervalles réguliers, tranchant sur les tons discrets de la fresque, où dominent les bleus, et les jaunes, des piliers en rouge vif servaient, non à la découper en panneaux, mais à donner une sorte de recul au panorama Ÿ. Celui-ci est incomplet aujourd'hui, mais il doit manquer peu de chose.