‹ Manuel d'archéologie romaine (volume 3)Chapitre 7 sur 426 · Blanchet, op. cit., p · texte numérisé non relu

Blanchet, op. cit., p

a) I. LA PEINTURE

bonne ! {Seine-Inférieure). En Tunisie, les musées de Sousse et

de Sfax abritent différents morceaux; on a remis au jour un cippe dont chaque face portait un sujet peint ? et retrouvé des fresques à Utique * ; d’autres ont été notés en Algérie *. |

Enfin un de nos éléments principaux d'information, ce sont les portraits gréco-égyptiens, du temps de l’Empire, sur des tablettes encastrées à une extrémité — el au sommet — de ces momies-sarco-. phages dont on a de nombreux modèles. Mais les portraits peints sur la toile même du linceul de la momie, comme ceux d’Antinoé, sont des produits de l’art copte et non de l’art gréco-romain.

De rares peintures sur verre nous permettront quelques observations. Quant aux vases de terre cuite, ils ne reçoivent plus alors, depuis longtemps, qu'une ornementation en relief.

Cette énumération incomplète montre les difficultés qu’on éprouve à rassembler les monuments de la peinture. Aucun inventaire global n'en a été fait * ; même pour la Campanie, les Wandgemälde de Helbig n’ont été tenus à jour par Sogliano que jusqu’en 1879. La règle est l'éparpillement. Peu de reproductions en couleurs 6, et leur fidélité, naturellement, ne saurait être garantie.

Dans cet ensemble, on ne voit guère de morceaux qui relèvent du grand art. Des ouvrages de haute valeur, les Romains s’en sont procuré en pillant les monuments grecs : 1ls savaient fort bien enlever d’une paroi l'enduit coloré qui la recouvrait et l'appliquer sur un fond ; ils en faisaient des fabulae marginatae, ligneae formae, parements de murailles fixés sur des planches et entourés d’un rebord ; mais le bois n’a pas résisté à l’action du temps. Les simples répliques se ressentent de la médiocrité du peintre, et de la vulgarité du client, et il en est de très composites.

En conclusion, nous sommes conduits à discuter en détail des procédés mis en œuvre par le peintre d'époque romaine, puisque l’on sait si mal où est l'emprunt, et où la nouveauté.

Nous ne dirons qu'un mot d’un art qui prit aux siècles suivants un développement considérable, d’abord en Orient, puis en Oecident,

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