Hist. nal., XXXV
3. Edgar, op. cie, n°? 33. 237 et 33.210 (pL. XXXVIL) ; 33.267 (pl. xuiu).
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carnations féminines se rendent, dans les parties éclairées, par des tons roses ; les masculines, par des valeurs correspondantes dans:les tonalités nare
Il est bien avéré aujourd’hui que ces ouvrages sont dé due romaine ; ils se répartissent sur trois siècles; peut-être en est-il quelques-uns du iv° de notre ère, malgré le déclin de cette coutume des momies à portraits. Le classement chronologique en est très difficile ; le type du sarcophage fournit un indice insuffisant ; s’est fondé sur l'examen des bijoux, mais notre connaissance de la joaillerie antique laisse à désirer ; les habits manquent quand le portrait s'arrête au bas du cou, et de plus ils ne varient guère : c'est, pour les hommes, le chiton hellénique, influencé par l’ample tunique à manches des Égyptiens, rayée de larges bandes aux couleurs vives. Les coiffures renseignent mieux, principalement celles des femmes ; elles procurent du moins une limite supérieure, car la mode a pu cheminer lentement de la métropole aux provinces lointaines. Il semble en tout cas, au rebours de la-ronde bosse, que les portraits avec buste développé sont les plus anciens, et l’on distingue deux manières : la première plus conscrencieuse, soignant les détails et appliquée à la finesse du trait; la seconde, rare au début, supprime tout ce qui est secondaire, cherche l'effet par l’empâtement et les oppositions. L’incertitude des dates se manifeste à propos d’un portrait de femme, à Berlin, peint sur toile, communément placé au u° siècle !. M. von Bissing, par suite d’une mauvaise lecture de l’inscription attenante ?, a attribué le nom d’« Aline », non à cette femme, niais à sa fille, et placé l'ouvrage sous Auguste ; or seules des raisons de paléographie — aucune tenant au style — écartent cette solution. |
Comme échantillons caractéristiques, on peut citer un type de femme surchargé de bijoux, trouvé à Haouarah et aujourd'hui à Édimbourg #, et deux bustes de la collection Graf #, qui montrent pour les deux sexes l'usage égyptien d'agrandir les yeux par un cerne que produisait le maquillage au henné (fig. 411). On ne détestait pas, chez les Alexandrins, l'expression factice créée par l’écarquillement des yeux, qui leur donnait quelque chose de hagard 5.
Delbrück, Antike Porträts, pl. xx b, p. 50 et suiv.
Ibid. fig. 21; cf. Exped. Ernst Sieglin, I, p. 157, note 69. Reinach, loc. cit., p. 28, fig. 16.
Baumgarten, Hellen. rôm. Kultur, frontispice.en couleurs. . P. Milliet, Mélanges Nicole, Genève, 1905, 8°, p. 357-366.
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Les portraits à momies ont conduit à une autre recherche : celle des types ethniques, très bariolés dans le nome arsinoïte, où toutes sortes de colons s'étaient établis. Le nombre des exemplaires tirés du Fayoum atteint aujourd'hui à plus de quatre cents, dispersés entre une dizaine de collections. | Parmi les modèles, beaucoup, de tout âge et dans les deux sexes,
Fig. 411. — Portraits égyptiens.
sont représentés avec une couronne, de myrte, de laurier, de lierre , , , . , . + z ou d'olivier: ce dernier détail prouverait-il que toute figure pom-
\péienne où il s'ajoute doit passer pour un type idéal quelconque ?
Mais on a très bien pu se plaire à enchâsser une personne de la famille dans ses atours de fête.
Les bustes pompéiens peints sur murs garnissent en général un panneau circulaire — rappelant le clipeus sur lequel, dans la
tradition romaine, on se plaisait à exposer un visage, et entouré d'un mince rameau aux feuilles vertes !; d’autres sont dans un carré ?. Beaucoup ont été exécutés sur un fond bruni et poli quine fait pas corps avec le crépi, et leur dépérissement est rapide. Parfois il y a deux personnages dans un seul cadre *, même rond : l'un des
deux est alors en avant, l’autre recule à l'arrière-plan. On fait des portraits qui se répondent: deux jeunes hommes, chacun dans un clipeus etlauré, tiennent un volumen dont l'index porte, ici Homerus,