VII. LES MONUMENTS RELIGIEUX
dont il n'existe plus que le noyau central ', le temple du forum boarium. qu'on a appelé Temple d'Hercule -, le temple dit de Portumnus, à Porto ^, le sanctuaire de la dea Dia dans le bois des
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r". — Le temple circulaire de Tivoli.
frères Arvales ', la tour de \ ésone, à Périgueux ' et un biz;irre
1. Sur ce temple et les restitutions qui en ont été proposées, voir surtout Lanciani, Notizie derjli Scavi, 1883, p. 134 et suiv., et pi. xxi; cf. 1900, p. 15î» et suiv.: de Riigj^iero, /-'oro romano, j). 126 et suiv., a\ec les références citées.
2. Cf. \\'. Allmann, Die italischen liundbaiilen, Berlin, 1906, 8», p. 36.
3. Plan et restauration de Garrez dans les 3/oni{nien<s antiques, III, 1" section, 3 A.
J. Henzen, Scavi nel hoscoJei fralelli Arvali, Home. 1808, in-f". Appendice, p. 105 et suiv. et pi. iv.
j. Le dernier plan donné est celui cpii lif.'ure dans Ch. Durand, Fouilles de \ ésone Compte rendu de 190^, Périjrueu.x, 1910, pi. i et m.
LE PÉRIBOLE 153
petit temple de Baalbek, où la cella circulaire est précédée dun pronaos tétrastyle et où le podium qui la supporte airecle la forme d'un pentagone, à côtés incurvés, comme aussi Tarchitrave qui lui correspond à la partie supérieure de l'édifice *.
C'est aussi dans cette catégorie qu'il faut faire rentrer le temple de Romulus, fils de Maxence, qui est devenu l'église des saints Gosme et Damien -, et le Panthéon ^ (fig. 78). On sait aujourd'hui que ce dernier ne date pas, comme on l'avait cru, de l'époque d'Auguste, mais du temps de l'empereur Hadrien. Il se compose d'une immense rotonde de briques, recouverte, à l'intérieur comme à l'extérieur, de placages de marbre et éclairée par une ouverture circulaire percée au centre de la coupole. Intérieurement elle est décorée dune série de grandes niches, alternativement demi-circulaires et rectangulaires, que précèdent deux belles colonnes corinthiennes et qu'encadrent deux pilastres du même ordre. On y accède par un pronaos octostyle, avec triple rangée de colonnes en profondeur. La première rangée seule, que surmonte la dédicace au nom d'Agrippa, remonte à la période augustéenne et a été conservée dans la restauration ultérieure : on croit que le temple primitif ressemblait, comme forme, à celui de la Concorde sur le forum; il aurait été décastyle.
v^ V. — Le péri ho le.
Les temples orientaux et les temples grecs étaient fort sou\c'nl enfermés dans une enceinte, plus ou moins développée, qu'on appelait périhole, qui était la propriété du dieu et qu'un mur de clôture séparait du terrain profane \oisin. Les Romains ont parfois adopté cette disposition. C'est ainsi qu'à Rome ïarea Capilolina, dont la surface couvrait environ 1500 mètres carrés, était entourée sur ses quatre faces d'un mur, auquel était adossé un portique; Irois portes y étaient ouvertes. On y avait élevé quantité d'édifices religieux et de monuments de tout genre, autels et statues. Le temple de Jupiter Capitolin en occupait le centre '. De même,
1. II. Fraubergcr, Die Aliropnlis ron linalbek, Francforl-sui-lc-Meiii, 1892, f", pi. : cf. J.ihrburcli des urch. liisliluls. X\l, 1001, pi. vu.