‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 121 sur 509 · I. Vitrii\ . \'. (). \'f)ir lijr. «M. :'. Ibid • Ihifl · texte numérisé non relu

I. Vitrii\ . \'. (). \'f)ir lijr. «M. :'. Ibid • Ihifl

]80 VIII. LES SALLES DE SPECTACI.i:

En outre, dans chacun des murs latéraux une porte supplémentaire s'ouvrait soi-disant sur la campagne, sur la ville ou sur le port. C'est contre ce mur de lond que s'appliquaient les décors, soit ceux qui représentaient un palais scaena trac/ica), soit ceux qui figuraient la maison d'un particulier .sCf-jenfi co/nica). soit enfin ceux qui simulaient un paysage .sCr'je/KV satyn'ca) ; on les variait ou bien en faisant glisser d'autres à la place de ceux qu'on retirait, ou bien en retournant ces derniers : on usait aussi, à la façon des Grecs, de décors consistant en tableaux appliqués aux faces de prismes triangulaires, montés sur pivots ' : pour obtenir un changement à vue, il suffisait d'imprimer à ces prismes une rotation d'un tiers de circonférence -.

Le sol delà scène, ou plnti")t du pulpilum. était fait de béton, de mosaïque, même de planches qui reposaient sur un bâtis de poutres ou de pierres. Le théâtre de Timgad offre peut-être un exemple de cette dernière disposition. La partie antérieure du proscaeniiini n'est plus aujourd'hui qu'une fosse large de 30 m. 60 et profonde de 4 m. 80; mais elle présente toute une série de piliers en pierre, répartis sur trois rangs, quatorze par rangée ^. On peut croire qu'ils étaient autrefois reliés par des charpentes qui portaient le plancher de la plate-forme. Cependant on pourrait admettre aussi, et peut-être avec plus de raison, que. comme à Dougga plus loin |). 188), ils soutenaient le départ de voûtes légères servant de support à une mosaïque.

Dans le même théâtre, entre la première de ces rangées de piliers et le mur antérieur dupulpilinn, on distingue, à même le sol, douze trous rectangulaires de 0 m. '20 de côté, percés dans des dalles de pierre évidées. Pareil fait a été signalé ailleurs, en particulier à l*ompéi ; ces trous recevaient les montants du rideau. On sait qu'au début de la représentation celui-ci descendait en glissant le long de ces poteaux et venait se replier derrière le mur du />M^/)f^w»», d'où il était hisséde nouveau ;i la fin du spectacle. Mazois ^ croit qu'en pareil cas « chacune des ouvertures aménagées dans le sol renfermait un poteau creux qui descendait depuis le niveau du pnipilum jusqu'au fonfl de la fosse on se dissimulait la toile . Ce poteau en

Page 1