‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 120 sur 509 · Maïquaidl, l.e culte chez les Roinains, l\, p · texte numérisé non relu

Maïquaidl, l.e culte chez les Roinains, l\, p

i. Carton. Le théûlre romain de DotKjtia ^dans les Mém. préxenfês patdivers savants à l Acad. des Inscr., XI, 1902;, p. 22 et pi. xiii.

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IJ autre>^ théâtres — et ceci est une iuiiov;ition des architectes romains — étaient construits en terrain plat et formaient un tout détaché; tels sont, par e.^emple. les théâtres de Rome, en premier lieu celui de Marcellus. le théâtre d'Herculanum. ceux de Sagonte en Espagne, de Tipasa en Algérie, de Medeina et de Chemtou, en Tunisie, de Chehba, en Syrie. Pour ceux-là. il fallait édifier, aiin de supporter lensemble des gradins superposés, de puissantes substructions voûtées. Le mur qui les limitait extérieurement était décoré d'ordres varié;;: généralement Tordre dorique était employé pour le rez-de-chaussée. Tordre ionique pour le premier étage. Tordre corinthien pour le troisième, lorsqu'il existait un troisième étage, comme au théâtre de Marcellus. Intérieurement, on aménageait des couloirs et des escaliers qui aboutissaient aux différents maeniana : le public, qui était entré dans le théâtre par Tune ou Tautre des nombreuses arcades ouvertes dans la courbe extérieure, au niveau de In rue. les empruntait pour gagner les divers coins de la salle.

Dans la partie de Téditice réservée aux acteurs, on distinguait : le mur du fond de la scène, qu'on appelait proprement scaena. et la scène elle-même, cest-à-dii-e l'endroit où se déroulait l'action : dans son ensemble elle se nommait, par transcri|Uion du terme grec, proscaenium ; la bande la plus voisine de Torchestie, le devant, portait le nom technique de pulpitum. La longueur de la scène devait être, d'après Vitruve '. ilu double du diamètre de Torchestre. Les coulisses, étant placées derrière le mur de la scène, étaient dites, par cela même, postscaenium.

Ce mur était d'habitude richement décoré, paré de marbres précieux, revêtu de colonnes et creu>é de niches pour des statues. L'ornementation comprenait souvent jilusieurs étages de colonnades superposées ; le théâtre d Aspendos est très instructif à cet égard. La muraille se prolongeait, à droite et à gauche, de chaque côté de la scène par deux autres murs en retour {versurae procarrenles ou parascaenia^ ^. Réglementairement elle devait être |)ercée de trois poitcs : Tune au milieu, la " porte royale », les deux autres à droite et à gauche appelées hospifales, « on portes des étrangers " "*; mais il pouvait y en avfiir un plus grand nombre.

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