‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 123 sur 509 · Loc. cil., p · texte numérisé non relu

Loc. cil., p

masquer la scène — aulaea loUunlur — le plancher du pulpitum s'ouvrait et les âmes sortaient des cassettes en Tentraînant. Quand le rideau descendait et démasquait la scène — aulaea premuntur — il devait senrouler autour d'un cylindre ou de plusieurs, à peu près au niveau de l'orchestre et dissimulés sous le plancher. Une fois les âmes rentrées dans les cassettes, le plancher était refermé sur elles. >^ Pour actionner ces âmes on se servait d'un tambour aiitour duquel s'enroulaient les cordes motrices de chacune d'elles, d'un treuil et de contre-poids. Lorsqu'on voulait élever le rideau on déclanchait lès contre-poids P, qui mettaient en mouvement le tambour T; celui-ci enroulait les cordes des âmes A, qui montaient ; pour abaisser le rideau, on décrochait tout ou partie des contrepoids P et le poids des âmes faisait redescendre celles-ci dans leurs cassettes C.

Le mur antérieur du pulpitum, dont la hauteur est fixée par A itruye à 5 pieds au maximum il m. 48 1, « afin que ceux qui sont assis dans l'orchestre puissent voir les gestes de tous les acteurs », restait parfois au-dessous de cette mesure et ladépassait d'autres fois ; il est haut de 1 m. 27 à Timgad, de 1 m. 60 à Aspendos, de 1 m. 78 à Orange, de 1 m. 03 à Dougga, de 1 m. 34 à Djemila, de 1 m. 64 à Pompéi. Il était quelquefois rectiligne, le plus souvent décoré de niches alternativement rectangulaires et circulaires, qui, si elles ne suflisaient pas à l'ornementation du pulpitum, pouvaient contenir des sujets décoratifs, petites statues, vases, fontaines jaillissantes ou tout autre motif. Presque toujours des escaliers de quelques marches occupent deux de ces niches, un à droite, l'autre à gauche, mettant en communication le proscaenium et l'orchestre *.

Les sous-sols i hyposcaenium) servaient au service de la machinerie et étaient en communication par des trappes avec le proscaenium.

Les coulisses contenaient tout ce qui était nécessaire à la représentation, les loges des artistes, les costumes, les magasins aux accessoires (choragia), etc.

.-Min d'empêcher la voix des acteurs de se perdre et pour la renvoyer du côté des spectateurs, le proscaenium était couvert, à la partie supérieure, d'un loil en charpente, de même largeur que lui. Ce toit était incliné dans la direction du mur de fond de la scène et formait ainsi la paroi supérieure d'un véritable porte-voix. La rai-

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