Formij,'!'. loc . cil., p. b
nure où ce toit était encastré est parfaitement visible à Orange et à Asoendos.
Ce n'était point la seule disposition que Ton eût prise pour la commodité des spectateurs. En haut des murs qui entouraient l'édifice, on avait soin de disposer une série de mâts ; ils étaient maintenus à leur extrémité inférieure par des corbeaux en pierre creusés pour les recevoir — il en est resté un certain nombre à Pompéi et à Orange — et à la moitié de leurhauteur par des pierres en saillie qu ils traversaient. Ces mâts supportaient les cordages du rideau (vélum) qu'on tendait au-dessus de la salle pour arrêter l&s rayons du soleil * . Il était aussi recommandé de construire derrière la scène des portiques, qui pouvaient se prolonger de chaque côté de la place du théâtre, afin que « si des pluies soudaines venaient à interrompre les jeux, le peuple ait où se réfugier ^ ». Vitruve, à l'appui de cette indication, cite les portiques du théâtre de Pompée, dont le plan nons est connu par la Forma L'rbis Romae ^. Le théâtre d'Ostie oll're un autre exemple très complet de la même disposition ■*, qui, ailleui's, est réduite à des proportions plus modestes : la cour qui sétendait devant le théâtre de Timgad ne mesure pas plus de 10 mètres de largeur. A Pompéi il existait aussi primitivement, derrière les théâtres, une grande place entourée de portiques ; elle fut transformée ultérieurement en école pour les gladiateurs • .
Nombreux sont les théâtres romains dont les ruines ont été retrou- ^ ées ^; mais il en est peu qui, par leur conservation, soient pleinement instructifs. Les plus intéressants sont le théâtre de Marcellus à Rome ', ceux de Pompéi ^ (fig. 92), d'flerculanuni ^ etde Fiesole "^ en Italie, celui d'Orange'^ (fig. 93) et celui d'Arles en Gaule '^, celui
1. Sur la manœuvre du l'e/um, cf. Caristic, op. cit., p. 73 et suiv. ; Mazois, Pompéi, IV, p. 68 et suiv.; Formipé, loc. cit.. p. 37.