‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 130 sur 509 · Ibid.. p · texte numérisé non relu

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•1. V'isconti, Bull, coniiin.. In"-!, p. 137 et suiv, l)"aulres considèrent celle pièce comme une serre pour plantes rares.

de long- el se termine par une petite abside garnie de 7 g^radins demi-circulaires : ils servaient à asseoir les auditeurs les moins distingués, les autres prenaient place sur des sièges mobiles installés dans le reste de la pièce. Klle pouvait contenir, a-l-on calculé, 33 i personnes.

§ III. — Amphithéâtres.

Si le théâtre romain est une imitation du théâtre grec, ce n'est pas en Grèce que Rome trouva le modèle de ramphithéàtre ^. Ce genre d'édifices, comme les combats de gladiateurs eux-mêmes, était inconnu au monde hellénique; mais ces combats étaient en honneur en Ktrurie et en Campanie; c'est là que les Romains allèrent les chercher. Avant qu'on construisît, à leur intention, des édifices spéciaux, on les offrait au public dans les forums ; « nous avons reçu de nos ancêtres, dit Vilruve -, l'usage de donner sur le forum les spectacles de gladiateurs ».

Le premier amphithéâtre de Rome en pierre dont nous ayons gardé le souvenir est celui de Statilius Taurus : il ne remonte pas plus haut que l'année 29 av. J.-C. Celui de Pompéi, encore en grande partie conservé, est plus ancien : il date des premières années de la colonie de Sylla. Sous l'Empire le nombre des amphithéâtres augmenta à mesure que les mœurs romaines se répandaient à travers le monde connu; il en existe en Italie comme dans les différentes provinces, surtout dans les provinces occidentales, de très nombreux exemples, quelques-uns bien conservés ^; el Ion peut se rendre compte, même dans le détail, de la façon dont ils étaient constitués.

Leur disposition offrait bien des ressemblances avec celle des théâtres ; nous pourrons donc ne point nous étendre longuement sur la question.

Les amphithéâtres pouvaient être soit taillés en tout ou en partie dans une colline ou simplement appuyés contre elle, soit bâtis

1. Tliicrry, dans le Divt. des Ant. de Saglio, au mol Ami)liithealnini : P. J. Meier el Ili'ilscn dans Pauly-Wissowa, aux mots Amphithealriini et l'Invium .inipfiilheutniin : II. Leclercq dans le Dicl. d'urch. chrétienne de I)i>m Cabrol au mijl .\niplHtliêâtic favec une très al)ondante bibliographie) ; Durm, Bnukiinsl der Winier. p. 6ti7 et suiv.

3. Liste des amplntliéâlres connus dans FriedlJinder, SHtengeschirhte (8* éd.), II, j). &59 et suiv. (n'est plus complète aujourd'hui).

entièrement en plaine. Le premier mode de construction est peu iréquent; on le remarque à Sutri. où l'on n'eut besoin de faire aucun bâtiment de soutien; à Trêves et à Pola, où la moitié seule de lédifice est appuyée contre la hauteur; à Paestum, à Pompéi, à Pouzzoles, où les premiers rang;s de gradins sont creusés dans le sol; à Cvzique, dont l'amphithéâtre, établi dans une g'orge, couvrait de ses gradins latéraux les deux pentes du vallon. Pour l'ordinaire lédifice est tout à fait dégagé et indépendant.

La forme générale est celle dune ellipse dont la grandeur varie -uivant l'importance de lédifice. Friedlander a réuni les dimensions comparées des amphithéâtres connus de lui en un tableau très instructif ' : le plus grand est le Colisée, qui mesure 187 m. ,-i l.").") m. ; le plus petit, celui d'Alba Intemelium 35 m. X 31 m. : celui de Paestum ne compte que 56 m. X 25 m.. Y ,imphilheatrum CHslrense que ô'I m. : <; 40 m. Parmi les 71 amphithéâtres qu il cite, 36 dépassent 100 mètres de longueur. La surface extérieure comprend un certain nombre d'étages, que décorent souvent des ordres différents : en principe, le dorique était employé pour

1 étage inférieur, l'ionique pour l'étage intermédiaire et le corinthien au-dessus ; mais à Gapoue, par exemple, les colonnes de tous les étages sont doriques et à El-Djem, corinthiennes ou composites. Le Colisée. l'amphithéâtre d'I'll-Djem et celui de Capoue possèdent quatre étages ; il en existait trois à Pola, à Pouzzoles et à V'érone; deux à .\rles et à Nîmes. C'est dans la courbe du haut de la construction qu'étaient ménagés les corbeaux et les pierres saillantes percées dun ti-ou qui soutenaient les mâts du vélum.

La salle (caveai était divisée, comme celle des théâtres en plusieurs sections horizontales nommées maenianum. Celui d'en bas se prolongeait tout autour de l'arène par une plate-forme podium . à pic au-dessus d'elle et qui en était séparée par une balustrade pleine, destinée à empêcher les animaux d'attaquer les spectateurs. Celte balustrade était même parfois, pour diminuer encore le danger, surmontée de pointes de fer, ou de rouleaux qui tournaient dès qu'on venait à les toucher. Le mur antérieur du podium qui descendait jusqu'à l'.u'ène. était, pour la même raison, d'une certaine hauteur : de i mètres au Colisée ; de 3 m. 50 à El-Djem, de

2 m. 70 à Nîmes, de 2 mètres à Pompéi et à Pouzzoles. .\ .Arles, on .1 noté qu'il était séparé en deux parties par une corniche, où l'on.

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