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pouvait appuyer un plancher mobile. De la sorle on relevait l'arène pour les combats de gladiateurs ; on l'abaissait pour les luttes d'animaux sauvaji^es. Mais ceci est une exception. Pour l'or-r dinaire il était pai'faitement uni et fait de pierres polies ; parfois, comme à Pompéi, on y peijj^nait des scènes analogues à celles qui se passaient devant les assistants.
On recourait encore pour protéger le public à une autre précaution : on entourait l'arène d'un vaste fossé nommé euripe, d'une largeur et d'une profondeur suffisantes pour arrêter l'élan des bêtes dangereuses.
l.a plate-forme était garnie de gradins plus larges qu'ailleurs, sur lesquels on disposait des sièges mobiles, et divisée, par endroits, en loges j)our les grands personnages. Dans cette partie de lédilice on marquait souvent par des inscriptions gradées sur les bancs les places réservées à certaines catégories de citovens, à certains corps privilégiés. On a relevé souvent des indications de cette sorte : au Colisée ', à Pola -, à Syracuse ■*, à Nîmes '', il Ai'les •', à Lyon ''. à Paris ", à Aquincum '**, à Carthage ^, à Lambèse '*', etc.
Derrière le podium s'étageaient les gradins : les différents maemana étaient séparés les uns des autres par des précinctions longeant des murs de séparation (halteus). Les baltei étaient percés (le portes qui permettaient de passer d'une section dans une autre, l'-n outre des ouvertures nommées vomiloria servaient de débouchés des corridors de l'intérieur dans les divers maeniana.
Comme dans les théâtres, il existait dans les amphithéâtres, pour faciliter la circulation au milieu des gradins, des escaliers rayonnants, convergeant vers l'arène; l'espace compris entre deux escaliers voisins formait un cuneus. L'ensemble des gradins était couronné par une galerie qui courait tout autour de l'édifice; elle élait réservée aux gens du peuple.