‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 134 sur 509 · Carton, fier, arch., 1895, I. p. 235 et suiv · texte numérisé non relu

Carton, fier, arch., 1895, I. p. 235 et suiv

II. Delaporte, Journal asiatique, 3* série, I (1836), p. 239. 12, Graevius. Thésaurus, IX. p. 226.

CIRQLES

-06 Vni . LES SALLES DE SPECTACLE

se terminaient, du côté de l'arène, à une certaine hauteur au-dessus d'elle, par un podium où des places étaient réservées aux personnages d'importance et devant lequel régnait une balustrade. En avant, le podium était limité par un mur à pic. Des escaliers perpendiculaires à la direction des longs côtés ou dirigés suivant les rayons de la partie circulaire, permettaient de gagner du haut en bas les difTérentes parties du cirque. Le sommet du bâtiment était occupé par une galerie à portiques.

Sous la masse des gradins régnait une grande galerie, ouverte sur le dehors par des arcades, qui longeait toute la surface extérieure de l'édifice et qui communiquait d'autre part par de larges passages avec une série de petits escaliers, situés derrière le mur du podium, par où l'on s'élevait jusqu'à la hauteur de la première précinction.

L'hémicycle qui terminait un des petits côtés des cirques était percé au milieu dune grande porte, nommée à Rome parla triumphalis parce que le cortège des triomphateurs {pompa circensis) pénétrait par là dans l'édilice ; elle servait peut-être de sortie au char du vainqueur. En face, à l'autre extrémité de l'arène, se trouvaient les douze écuries réglementaires (carceres), séparées en deux groupes de six par une porte d'entrée monumentale et flanquées de deux hautes tours qui avaient fait donner à cet ensemble le nom d'oppidum,. Si la ligne suivant laquelle elles étaient disposées n'était point dans l'axe de l'édifice, mais suivait un tracé légèrement incliné, c'était afin d'égaliser la chance entre tous les chars, afin qu'ils eussent tous une distance égale à parcourir pour aller se ranger à la place qui leur était assignée au début de la course.

L'arène était divisée en deux parties dans le sens de la longueur par une levée de terre ou un mur [agger^ spina), autour duquel les chars devaient évoluer ; à chaque bout se dressaient, sur un soubassement de forme demi-cylindrique, trois colonnes ou bornes coniques {meta) ; la meta prima était celle qui était la plus voisine de l'hémicycle, la meta secunda celle qui s'élevait en face les écuries. La spina était décorée à la partie supérieure d'un certain nombre d'objets; un ou plusieurs obélisques, des autels, des statues divines, surtout celle de Gybèle assise sur son lion, des édicules qui supportaient les uns des (cufs, les autres des dauphins. Leur nombre qui était de sept correspondait à celui des tours que comportait une course : après chaque tour, afin que les spectateurs

Page 1