LE CALDARILM ET LES SOUS-SOLS
verte en coupole ; de grandes niches disposées sur tout le pourtour recevaient des baignoires. De chaque coté du caldarium, une suite de beaux appartements étaient destinés à différents usages (salles d'attente, vestiaires, cabinets de toilette, etc. ;. Aux deux extrémités de l'édifice s'étendaient deux grands péristyles orientés perpen^ diculairement à l'axe du monument.
L'espace qui séparait les thermes proprement dits des constructions élevées le long du péribole était jadis planté comme un parc et décoré d'œuvres d'art. Le péribole lui-même était limité du côlé du Noi'd-Est par une série de chambres voûtées ouvrant sur un portique extérieur. Puis venaient, au Nord-Ouest et au Sud-Est, deux grandes absides contenant une cour ouverte, à colonnade avec piscine; au milieu du coté sud-ouest on avait disposé un stade.
Le plan des thermes de Dioclétien est tout semblable '.
Ce qui caractérise la disposition de ces grands thermes romains, c'est <i leur composition centrée et symétrique. Sur le petit axe d'un rectangle se succédaient à partir de la façade, \e frigidarium, le tepidarium^ le caldarium. De part et d'autre se balançaient deux groupes de vestibules, de vestiaires, d'étuves, de galeries... Leur double masse contrebutait les hautes voûtes centrales dans les murs desquels leur moindre élévation permettait d'ouvrir de vasti's baies "- ».
Une fois ce plan symétrique passé dans l'usage et consacré par des constructions somptueuses, à Rome même, il n'est pas étonnant qu'il ait été adopté dans les provinces, toujours désireuses d'imiter les beautés de la capitale. Nous avons montré ailleurs comment les thermes du Nord, à Timgad. étaient à peu de chose près conçus sur le modèle des thermes de Caracalla -^ Les grands thermes de Cherche! sont également tracés suivant un plan symétrique, qui rappelle les précédents '.
15 in. — Le caldarium et les .sous-sols.
Mais quelque diversité que présentassent les édifices thermaux, les éléments essentiels dont ils se composaient demeuraient cons-
1. Paulin. Les thermes de Dioclétien dans les Monninentx nnliriiies. II. 7, Cj ; Laiiciani. op. cit.. 10 et 17.
2. F. Benoil dans le Dicl. des Anl. de Saglio. V, p. 21»^. .3. Cannât -Hallu. Timgad, p. 279 et suiv.
i. Gsell. .Moniim. de IWlrjérie, I. p. 213.
tants et établis suivant une méthode à peu près uniforme. Les pièces les plus importanleii sont le caldarium et le laconicum, quand ces deux salles ne se confondent pas entre elles. On a beaucoup discuté pour savoir en quoi le caldarium différait du laconicum ' ; nous avons déjà indiqué plus haut que le laconicum est plutôt une étuve où les baigneurs venaient transpirer à sec pour se préparer au bain chaud, tandis que le caldarium était la salle
Fig. 113. — Snus-Sdl de Ihernies à Tinifiad.
où ils prenaient le bain chaud. Cest ainsi que V'ilruve "■* oppose le laconicum à la calida lavalio. Mais le laconicum pouvait aussi être muni de cuves d'eau chaude destinées à activer la Iranspira-
1. \V>ir un résumé des difl'érentes opinions dr»ns Ssiglio, I)irl. des .\nt., I, p. <î57, et Marcpiardl. loc. cit., p. 330.