Cafcual-ltallu, Timgad, p. 7 et suiv
3. Cf. Chapnl dans le Di'c^ des Anl. de Saf,'lio, au iiinl T:\hcrna.
GARGOTES, CABARETS, HOTELLERIES 239
slruction qui les englobait, sauf dans le cas où le propriélaiie luimême était commerçant et faisait vendre ses produits par ses intendants et ses esclaves. Le marchand modeste demeurait soit dans une petite arrière-boutique, soit dans une soupente où il accédait par un escalier intérieur '.
La disposition de ces boutiques différait quelque peu suivant la nature du commerce qui s'y faisait ; mais le mobilier en était toujours assez simple : des rayons posés contre les cloisons, des niches ou des armoires pratiquées dans le mur servaient à déposer les marchandises, les outils de métier, les llacons et les ustensiles; une table en maçonnerie faisait comptoir.
Toute la partie antérieure était de bois, à clôture mobile, avec une porte fixe dans un coin; les empreintes laissées par le tout dans les cendres de Pompéi ont permis de se rendre compte du système employé. A la partie supérieure et à la partie inférieure du châssis qui encadrait la devanture était ménagée une rainure où pouvait glisser une armature de planches juxtaposées qui se recouvraient l'une l'autre; quand on voulait ouvrir le magasin, on rassemblait toutes les planches dans l'espace occupé par la porte; quand on voulait le fermer on les déployait en sens contraire. La porte dégagée servait alors à entrer ou à sortir '-.
Des enseignes accrochées, sculptées ou peintes auprès de la porte renseignaient le public sur la nature des marchandises débitées dans la boutique ^. Il suffira, pour compléter ces renseignements généraux, de décrire avec quelque détail des spécimens caractéristiques de boutiques et d'établissements commerciaux. Nous ne pouvons guère demander de renseignements semblables qu'aux ruines de Pompéi, les seules qui aient conservé leur mobilier en place et où, en outre, des inscriptions tracées sur les murs ou des peintures viennent souvent apporter des précisions.
5^ V. — Gargotes. Cabarets. Hôtelleries.
(î.irrfotes. — Les boutiques où se vendait au peuple la nourriture chaude ou froide sont reconnaissables au comptoir de maçonnerie
1. Pour la disposilion des boutiques d'Ostie. cf. D. \'ap;Iieri. Oslia, p. 6i) et pi. IV.