‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 151 sur 509 · Fiorelli, Giornale degli Scavi, l, p. 9, pi. ii · texte numérisé non relu

Fiorelli, Giornale degli Scavi, l, p. 9, pi. ii

3. Diirérenlcs eiiseijçnes de Pompéi, dans 'îiismaii, Pompéi. p. 207 cl suiv.

établi à la devanture fig. 123;. Les parois en étaient revêtues de mor-

Kip. I23. — Boutique de traiteur à Pompéi. Dessin de Gusnian.

ceaux de plaques de marbre de difTérentes couleurs; des vases en terre y étaient encastrés pour y déposer les diiïérentes denrées; sous quelques-uns de ces vases était aménagé un petit foyer qui permettait de tenir au chaud des liquides ou des plats confectionnés. Le dessus du comptoir est recouvert de tablettes de marbre où les lasses ont laissé souvent leurs empreintes. Ce sont des gargotes de cette sorte qu'on appelle, d'un nom grec, Ihermopolia.

Cabarets. — Lorsque ces gargotes pouvaient recevoir des clients à boire ou à manger, elles se prolongeaient par des salles complémentaires. Le plus connu des cabarets de Pompéi est situé dans la rue de Mercure. La boutique possédait le comptoir habituel avec vases engagés et, à côté, un fourneau pour cuisiner. Sur des gradins, appuyés au mur, étaient rangés les verres, les bouteilles, les flacons.

GARGOTES, CABARETS, HOTELLERIES

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De cette salle on pénétrait dans deux autres : une petite, à droite, qui communiquait elle-même avec la maison, peut-être une hôtellerie, et une autre plus grande à gauche. Elle est ornée de peintures qui représentent des scènes de cabarets, des gens attablés qui boivent, jouent et causent; des inscriptions à la pointe tracées par des consommateurs ne laissent aucun doute sur la destination de la pièce.

Hôtelleries. — Une auberge se compose obligatoirement dun certam nombre de chambres, d'une écurie pour loger les bêtes des voyageurs, d'une remise pour recevoir leurs voitures, et d'une installation suffisante pour leur donner à manger. Telles sont les caractéristiques de plusieurs maisons pompéiennes, en particulier, d'un établissement voisin de la porte de Stabies, l'auberge d'Hermès (fig. 124) ^ De chaque côté de la porte d'entrée sont des cabarets [h, c et d). Trois chambres à coucher, au rez-dechaussée (e, g, h), ouvrent soit sur le passage d'entrée (a), soit dans une cour couverte (/"j, qui lui fait suite. C'est dans cette cour qu'on remisait les voitures; au fond est l'écurie (A"), dans un coin, des auges maçonnées.

A l'étage supérieur existaient des chambres; on y accédait par deux escaliers, établis, l'un dans la cour /, l'autre dans le couloir d'entrée.

Des établissements analogues existaient assurément dans toutes les villes du monde romain où les voyages étaient si fréquents et sur les grandes voies; les (abernae et les manswnes s.gnalés parles Itinéraires étaient assurément semblables a I auberge d'Hermès et à ses pareilles de Pompéi.

On n'a guère étudié ce genre d'installation. S'il fallait se fier au plan donné par Canina 2, nous en aurions un exemple remarquable dans la station d^AricU, sur la voie Appienne : elle aurait comporté une cour centrale elliptique, environnée de portiques d'où

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