ATELIERS DE FOULONS. TELXTLRERIES. TANNERIES
importantes sont installées dans des maisons. En ce cas les salles de vente, établies dans les boutiques sur la rue, communiquent avec l'intérieur de l'immeuble, qui est la demeure du boulanger. L'atrium est llanqué des pièces habituelles. Au lieu du péristyle existe une cour (fi-. 125), où s'alignent les moulins à écraser le grain '. Pour les mettre en mouvement on se servait, on le sait, de bêtes de somme, particulièrement d'ânes; d'où la présence, à côté de la cour, d'une petite écurie. Le pétrin était installé auprès des meules, dans la même cour ou dans une pièce spéciale, communiquant avec le four '\ Celui-ci était construit d'une table en maçonnerie, dallée de briques et recouverte d'une calotte, également de briques, qui formait la chambre de cha-uffe. On y brûlait du bois ou du charbon de bois. Quand on avait atteint la température voulue, on faisait tomber les cendres devant l'appareil, dans un récipient disposé exprès, on enfermait le pain et l'on clôturait la bouche avec des plaques de tôle mobiles garnies de poignées. On laissait cuire le temps nécessaire. Dans un des fours de Pompéi on a recueilli toute une fournée, que la catastrophe avait empêché de retirer; ces pains sont conservés au Musée de .Naples.
.t) \ II. — Atelier de foulons. Teintureries. Tanneries.
Les foulons nettoyaient les étolfes en les foulant aux pieds dans de grands bassins et en les trempant dans des récipients pleins d'eau. Ce sont là des aménagements facilement reconnaissables. On les a constatés à Pompéi dans une maison de la rue de Slabies, dont toute la partie postérieure est occupée par une série de longues cuves (fig. 126). Même disposition a été relevée rue de Mercure. Les peintures qui couvraient les murs des deux maisons représentent des scènes empruntées à la profession, ce qui enlève toute incertitude sur leur destination.
Les teintureries se reconnaissent aux cuves, en plomb ou en terre cuite, reposant sur des foyers ; les tanneries aux tables en pierre, sur lesquelles on raclait les cuirs, avoisinant des récipients où les peaux macéraient; une des tanneries de Pompéi ne contient pas moins de quinze vastes cuves à cet usage.
1. Voir plus loin le chapitre relatif aux instruments de métier.