‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 159 sur 509 · BIBLIOTHÈQUES · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUES

par Niemann (fig-. 128). L'édifice date, d'après une inscription, de l'époque de Trajan. Il était précédé d'un escalier de cinq marches ; quatre couples de colonnes reliées à des pilastres appliquées contre la façade encadraient les trois portes d'entrée, constituant ainsi des édicules au fond desquels étaient des statues de la Science, de la Sagesse, de la Vertu.

La salle de lecture mesure 16 m. 50 sur 11. En face la porte d'entrée s'ouvre une grande niche demi-circulaire, large de 4 m. 30 et profonde de 2 m. 50 ; c'est là que se dressait l'image de Minerve. Tout autour de la pièce règne un rebord large de 1 m. 30 environ ; il est surmonté d'une série d'armoires rectangulaires hautes de 2 m. 80, larges de 1 mètre, et profondes de 0 m. 50, qui contenaient les manuscrits. Niemann admet que la hauteur de la salle devait être de 16 mètres ; il croit à l'existence de deux étages de niches superposées, desservies par des galeries en saillie ; le rebord dont il a été question plus haut aurait servi d'appui aux colonnes qui soutenaient ces galeries. La bibliothèque aurait été éclairée par 'en haut au moyen d'une ouverture centrale disposée dans la toiture et par des fenêtres ménagées dans la façade, au-dessus des édicules qui la décorent.

Les mêmes dispositions dans l'ensemble ont été notées pour la bibliothèque de Timgad ' (fig. 129). On y accède par une cour rectangulaire, qui ouvrait sur une des grandes voies de la ville et que des portiques enveloppent de trois côtés. Les oisifs qui y séjournaient et les passants ont couvert les fûts des colonnes d'inscriptions à la pointe, grossières comme de coutume. La salle est de forme demicirculaire. Là encore nous retrou^■ons, aménagées dans le mur, les armoires que l'on a constatées à Ephèse, le rebord qui entoure la pièce, supportant des colonnes et correspondant sans doute à des galeries en saillie étagées dans la hauteur. Mais la salle de lecture est plus petite ; aussi avait-on construit à droite et à gauche deux grandes pièces pour y déposer les livres ; la cour à portiques était pareillement bordée de chambres qui ont pu servir au même usage.

1. Ca(?nat., loc. cil., p. 1») cl pi. ii : (".afinat-Hallu, Tiinfiacl, p. 298 et sui v. ; cf. pi. XXXVIII.

Page 1