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CASERNEMENTS 26 l
destiné à contenir une légion. Sa longueui* est de 500 mètres et sa largeur de 420 mètres. Les voies yjrfnc;y}a/fs et/>7"ae/orza aboutissent aux portes réglementaires. Les portes sontdéfendues pardes bastions, circulaires à la porte prétorienne, carrés, à pans coupés, avec corps de garde intérieur aux autres. Ces bastions se reliaient entre eux à l'étage supérieur par une galerie à claire-voie, continuation du chemin de ronde K La praetenlura est très réduite. Comme dimension, elle ne représente guère que le quart de la surface totale. En bordure de la voie principale sont des scamna occupés par des maisons avec bassins et atriums : là étaient logés les officiers. Au delà entre une voie secondaire et la porte prétorienne on a découvert, établis suivant le système des strigae, des casernes, des citernes, des écuries, des magasins et des constructions dont on ne peut préciser la nature. De chaque côté du praetorium s'étendent d'autres casernes disposées de même. Derrière, au delà dune autre voie, on a déblayé des magasins de vivres et, détail tout à fait inconnu aux temps plus anciens, un établissement de bains très important. La dernière bande, avant la porte dccumane, renferme encore des casernes semblables à celles de la praetenlura. Le mur de l'enceinte était flanqué de bastions, au nombre de quatre sur les faces les plus courtes, de cinq sur les deux autres ; leur saillie, presque nulle à l'extérieur, est tournée vers l'intérieur delà fortification : ils servaient d'escaliers pour accéder au chemin de ronde et de plate-forme pour y installer des machines de guerre. Les salles de réunion pour les collèges militaires étaient disposées au fond du prétoire, ainsi que nous le dirons tout à l'heure.
f^es parties les plus intéressantes dans ces différents camps sont les casernements des soldats et le prétoire.
^ in. — Casernemenls.
Les casernements sont constitués d'après les préceptes d'Hygin. Chaque caserne se compose dune avenue centrale bordée d'une série de chambres avec portique antérieur. Ces chambres sont doubles en profondeur ; la première partie, celle qui donne sur le passage, était plus petite : elle contenait les armes ; la seconde, plus développée, formait la chambrée proprement dite. Les liétes de somme étaient attachées extérieurement, sous l'auvent du
I Voir ce t{iii a rlc dit plus haut des jxirlcs de villes fortes.
portique. Mais tandis que, d'après Hygin, iisuflitde huit tentes par centurie, à Neuss, comme à Lambèse, comme à Xewstead, le nombre des chambrées est plus considérable ; car on disposait de plus de place dans un camp permanent qu'ailleurs et Ion pouvait donner leurs aises aux soldats. A la suite de la ligne des chambrées, et occupant un espace environ du tiers ou du quart en longueur, on remarque une série de pièces qui servaient de logement au centurion et à ses lieutenants. Les strigae étaient accotées Tune à l'autre. \'oir la fig. 135.
.^ W. — Praetorium.
Le prétoire ', qui était primitivement, ainsi qu'il a été dit plus haut, la tente du général et. dans les camps un peu importants, sa maison et le centre du commandement, prit, à l'époque impériale, un grand développement. Il se présente, aussi bien dans les camps légionnaires que dans les petits fortins qui s'échelonnaient aux frontières, sous la forme d'un édifice imposant, composé d'une série de chambres groupées autour dune ou plusieurs cours centrales.
Les plus complets comprennent trois parties bien distinctes :
\° Une salle d'entrée étendue qui est traversée par la via principalis. La pièce peut tenir toute la largeur de l'édifice comme à Saalburg, où on lui a donné le nom de « salle d'exercices n et dans beaucoup d'autres fortins des bords du Rhin ; elle peut la dépasser même très sensiblement à droite et à gauche, formant ainsi des ailes avancées, comme à Newslead ; elle peut au contraire, comme à Lambèse, être ramassée devant la porte d'entrée et constituer une sorte d'arc de triomphe quadrifrons à baies multiples.
2° Une première cour, entourée de bâtiments. A Lambèse, ceuxci constituaient peut-être deux étages. Il a été prouvé qu'ils servaient, en grande partie du moins, de dépots d'armes et de munitions [armamentarium). On admet qu'il devait en être ainsi ailleurs, par exemple à Castra Vêlera, sur le Rhin, où des fouilles récentes ont mis au jour le prétoire d'un camp de deux légions, contemporain du début de l'Empire -; les chambres qui entourent la cour y sont doubles en profondeur. Certains auteurs donnent à celte cour le nom d'afrium.