Gagnât, dans le Dict. de Saglio, au mol Praetorium
2. H. Lehncr. Buriner Jahrhùcher, C.\XII, 1913, p. .312 cl suiv. el |>l. xii.
PRAETORIUM
3° Une seconde cour que Ion a caractérisée par le titre de « cour sacrée » à cause de l'édifice qui, partout, en forme la chambre centrale, au fond, et qui n'est autre que la chapelle où Ton déposait l'aigrie et les signa. Comme l'argent des légionnaires
Fig. 136. — Practoriiini de Lambèse.
et leurs épargnes étaient sous la protection de ces enseignes, objets sacrés entre tous, au-dessous du sanctuaire existent souvent une ou plusieurs caves, servant (ïaerariuni. De chaque côté de la chapelle on groupait les bureaux de la division ; c'est là aussi que
lorsque les sous-officiers eurent le droit de se constituer en collèg"es, furent installées leurs salles de réunion.
On verra nettement tout cela sur le plan du prétoire de Lambèse * (fig. 136). D'autres prétoires, plus simples, ne présentent point de salle d'entrée ; c'est le cas, en particulier, du camp de Neuss. dont il a été question plus haut. Ailleurs la séparation entre V armarnentari uin et la « cour sacrée >> n'existe pas : la chapelle des signa donne directement sur le portique du fond de Vatrium -.
Ce n'est qu'à la fin du iv^ siècle qu'on abandonna cette ordonnance classique des camps romains. Végèce ^ admet que, suivant les nécessités du lieu, on peut leur donner une forme carrée, ou ronde, ou triangulaire, ou oblongue; mais, se hâte-t-il d'ajouter, « on estime comme les plus beaux ceux dont la profondeur excède d'un tiers la largeur », ce qui nous ramène à la théorie des beaux temps.
C'est aussi vers cette époque que l'on recommença à fortifier les villes dans les différentes provinces de l'Empire. De ces fortifications nous avons parlé au ch. W ^ '^.
§ V. — Fossés.
Les camps, à l'époque républicaine et souvent à l'époque impériale, étaient entourés de fossés ; c'est ce qui résulte des préceptes théoriques donnéspar lesauteurset d'un certain nombre d'exemples: c'étaient des fossés à sections triangulaires. « Tel a été trouvé, a écrit de la Noë ', le fossé du camp de Mauchamp, sur l'Aisne, le plus important peut-être qu'aient jamais construit les Romains ; tel encore celui d'Avaricum, dont le profil se dessine très nettement sur le talus de la route qui conduit de Bourges à la caserne d'artillerie, tels enfin presque tous ceux qui ont été retrouvés en si grand nombre grâce aux fouilles exécutées aux environs de Gergovia et d'AIesia. » Les mêmes observations ont été faites pour différentes forteresses des frontières de l'Empire. On y a constaté la présence de fossés, parfois deux — c'est le cas à Saalburg '■^ — , quelquefois trois, comme à Newstead '' ; ils couraient tout autour du
1. Cf. tout ce qui en a éti- dit, avec preuves A l'appui, dans Gagnai, Armée d Afrique, p. 563 et suiv.
2. Exemple : à Theilhofen Das Oberç/erm. Limes. Kast. Theilhofen, p. & et pi. Il) et à Niederbieber (Donner Jahrhùcher. 1912, j). 259 et suiv.).
.■J. , 23 et III, 8.
i. Principes de la forlificnlion antique, II, p. 20 : cf. pi. v.
.i. Jacobi, Das Rômerkaslell S;ialburg, Ilomburg, 1897, 8°, pi. i.\ et x.
G. J. Curie. A Honian Frontier Post, Glascow, 1911, p'' 8°, p. 31.