Audouiii, Mélanges Boissier, p. 45 cl suiv
27iS XIV. MAISONS DE VILLE
salles à manger délé et d'hiver, les bibliothèques, les petits salons. Au fond, faisant pendant au ^aÀ/mu//?, une chambre plus spacieuse et mieux ornée, l'oecus, servait de grand salon. Un couloir menait du péristyle au jardinet, relégué derrière le mur postérieur du portique ou dans une rue secondaire. La porte qui y ouvrait se nommait posticum. Pas plus dans cette habitation transformée que dans l'habitation primitive, les pièces ne prenaient jour sur Textérieur : t'> fenêtres percées sur les rues étaient rares ; celles qui existaient au rez-de-chaussée nétaient pas plus larges que des meurtrières. Ceci, d'ailleurs, est vrai surtout pour les villes peu étendues. A Rome et dans les grandes agglomérations urbaines d'Italie, il semble bien qu'il ait existé de véritables fenêtres ouvertes sur le dehors '.
Ces fenêtres - se fermaient dabord au moyen de grilles fixes ou mobiles, en marbre, en fer ou en bois, ou encoi'e au moyen de volets pleins soit tournant autour d'un axe et pivotant comme les portes, soit glissant dans les rainures d'un cadre placé contre le mur. Ce n'est que plus tard qu'on eut recours à des pierres translucides, mica ou autres, découpées en lames très minces, et au verre. On a découvert à Pompéi des restes de vitrages dans les thermes du forum, dans la villa de Diomède. dans la maison d'Actéon, dans celle du Faune, dans celle de Caecilius Jucundus ; dans la « Villa » du Gastellum de Saalburg, on a recueilli des débris de verre dont la totalité répond à une largeur de plus de fleux mètres carrés ^.
Quand on voulait agrandir les pièces en les prolongeant au dehors, on établissait des balcons, d'où l'on dominait les rues et les constructions avoisinantes, et d'où la vue pouvait môme s'étendre sur la campagne (maenianum ) ''. Des représentations figurées nous les montrent très semblables aux « loggie >^ actuelles. On a pu reconstituer l'un deux à Pompéi, en glissant dans les trous conservés encore par la cendre, des poutres de même taille que celles qui le soutenaient jadis. La maison où il se trouve est connue sous le nom de « Casa del balcone pensile » •. Ce n'est, du reste, pas la seule à Pompéi qui olfre la trace d'un balcon.
I . CJ. 1). (vuncogni, liollell. deli Assnciuzione arrh. mm.. 1912. p. 247 e( < Il i V .
2. Cf. Saglio, [)ict. des Anliq.. au mol Fene.slra. '.'>. L. Jacobi, Dus liiimerkastell Saalhiirfj, ji. 121. i. Cf. Lafaye, dans le Dict. desAnt. de Saglin. au mol Maeniitniim. .'). Ovcrbeck-Mau, l'ompeji, p. 2G7.
MAISON GRIXO-ROMAINE
Ailleurs, les toits plats étaient utilisés comme terrasses ; on les couvrait dune étoffe qui arrêtait les rayons du soleil, ou bien on les décorait de fleurs, de plantes grimpantes, d'arbustes, disposés en berceaux de verdure '.
Les caves n étaient pas rares : à Pompéi il en a été retrouvé un
Fig. lie. — Maison de Pansa, à Porapéi.
certain nombre; on y accédait par des escaliers ou par des pentes I l". Mazois. Palais de Scaurus. '2' éd.. Paris. 1N22, 8". p. 136 cl suiv.