‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 179 sur 509 · ENTRÉE · texte numérisé non relu

ENTRÉE

douces ; el es élaient éclairées par des soupiraux ouvrant sur la rue. Dans a ma.sou du Centenaire, une des deux caves s « nd sous le ..A/,„„„.etsous la colonnade du péristyle ; dans la n,a on de Caecihus Jucundus, sous le jardin

nous E!'fo''''''"T''" •'''""'' ""'''°" '"""'■"^°'^'' «■■-"-■•o-aine nous estfourn, par la raa.son dite de Pansa, à Pompéi (fis 1-16)

On y rencontre toutes les parties que nous avons é„un,érL plus

\etMmum. le penstyle avec \oecm, les salles à man<rer les salons: enfin, après une colonnade, derrière le péristyle, le jardin Toutes ces maisons pompéiennes étaient fort joliment ornées ' les colonnes et les chapiteaux y étaient rehaussées de peintures au,; v,ves couleurs les murs tapissés de représentations sur fresques empruntées à la myth„l„,„e, a Ph.stoire, à la nature: ta„t,U Par !

tanto d reproduit, souvent avec une liberté excessive, de membres d archUccture : les paysages alexandrins ne sont pa

t.on des ed.hces de Pompé, avait varié avec les époques, et qu'il y

a>a,t eu dans le développement du style décoratif quatre périodes

. successives très caractérisées. .Vous renvoyons létude de ce. e

rom,„ne. Il suffira de rappeler ici le fait et dind.quer qu'en Campanie et, par extension, ailleurs, la nature des pein ure" murales est un des éléments les plus précis que Ion possède pou dater approximativement l-àge des monuments ^

l-e sol des diirérentes chambres d'une maison romaine était couve t de pavements, soit de grandes dalles de marbre ou de pierre soit de mosaïques unies ou rehaussées de dessins géomét iques' voire même de sujets figurés, soit, pour les i„ érieu 'plus ^.mples, de briques juxtaposées et formant des dessins régulie s Pour les pièces de services, il suffisait dune aire de terre battue

§ III. — Ëiilrée.

La porte d'entrée ne donnait pas toujours directement sur la ue. bnlre les marches qui la précédaient et la porte même était ^serve un petit espace vide, le vestibule. I.à, dans les randes naisons de .<ome, s'entassaient les clients, en at.enda t l/ur ou e réception, bans les petites villes, cet espace était très restreint

ne répondant à aucun besoin. Sur le seuil, il n'était pas rare de voir inscrits des souhaits à l'adresse du visiteur : Salve! Hâve !

Les portes ', g^énéralement en bois, décorées de clous saillants, se composaient de deux battants [fores ),ou même, pour les ouvertures plus larg^es, de trois ou quatre vantaux [valvae], qui se repliaient : les empreintes que certaines portes ont laissées dans la cendre à Poinpéi ont permis d'en obtenir, par moulage, la reproduction exacte ; ailleurs, comme à Ostie -'. du a retrouvé des battants à leur place antique.

Elles s'ouvraient à l'intérieur en roulant, non sur des gonds, mais sur des pivots [cardines] engagés dans des cavités percées en bas dans le seuil, en haut dans le linteau ; c'est même à des trous de cette sorte que Ton peut reconnailre sûrement au cours d'une fouille, les seuils que l'on rencontre. La fermeture se composait d'une serrure, fermant à clef, que doublaient soit des verrous de bois ou de métal, soit des traverses, dont les deux extrémités s'engageaient dans les chambranles, soit des crochets passés dans des pitons vissés aux battants.

Les portes étaient garnies aussi de marteaux de fer ou de bronze qu'on soulevait et qu'on laissait retomber ensuite pour annoncer sa présence et se faire ouvrir. Ces heurtoirs représentaient des têtes humaines ou des masques d'animaux ; quelquesuns de ceux qui ont été recueillis à Pompéi figurent des Méduses, très artistiquement sculptées.

Le couloir d'entrée ifauces) présentait, dans les maisons élégantes, un sol en mosaïque avec sujets figurés: ours, sanglier, chien aboyant, avec la légende (lave canem. C'est là. en elTet, qu'était attaché le chien de garde ; la loge du portier donnait sur ce passage.

ï; \y . — Atrium.

Les auteurs distinguent deux sortes d'atrium, suivant le mode employé pour soutenir la toiture ■'.

Le premier est Valrium toscan ; il est dépourvu de colonnes : c'est le plus ancien. L'ouverture du toit y est formée par quatre poutres horizontales engagées par leurs extrémités dans les

l. VA. l'otlicr dans le I)ii I. ih's AnI. lU- Sii^'lio. au mot .Inniiii : Maiciuarill, Vie privée, I, p. 268 et suiv.

•>. Nolizie degli Sc.avi. 1012. p. 2is. lifr. 3. Vitrine, VL.l.

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murailles extérieures, qui se croisent deux à deux à angle droit ; elles servent à supporter les traverses obliques, recouvertes par les briques, qui constituent le toit à quatre pans et à pente intérieure. Mazoisena donné un schéma qui est devenu classique*. Vn atrium de cette sorte n'était pas possible quand la salle était trop vaste ; la portée des poutres n'eût pas été suffisante.

L'atrium tétrastyle ou corinthien, au contraire, est muni de colonnes sur lesquelles reposent les poutres de soutien du toit, l'espace compris entre les quatre architraves de ces colonnes restant découvert pour former le coz/i/j/urj'um. La maison " dite des Noces d'argent », à Pompéi, offre un exemple typique d'un atrium corin-

Fi;:. I 17. — Atrium eHahlinuni de la maison de Lucrelius Fronlo. à Pompéi Photographie de Gusman.

Ithien. On y voit quatre belles colonnes, lisses à la partie inférieure et cannelées en haut. Dans le fût sont scellés des crochets en

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