‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 182 sur 509 · IX · texte numérisé non relu

IX

Cuisine el latrines.

Dans le voisinaire du Iriçlinium, mais séparée de l'habitation et relég^uée d ordinaire clans les annexes, était la cuisine. Fille est caractérisée par le l'ourneau, construction en maçonnerie appuyée contre le mur; le feu se faisait sur la partie supérieure; on plaçait les ustensiles soit sur des arêtes saillantes aménagées à des places fixes sur le fourneau et dessinant des compartiments rectang-ulaires de tailles dilférenles, soit sur des trépieds en fer mobiles. Dans la maison des \'ettii, à Pompéi, la cuisine a été retrouvée à peu près intacte, avec les chaudrons encore en place. .A côté du fourneau on voit aussi parfois un four, trop petit pour y faire cuire du pain, bon pour des rôtis ou de la pâtisserie. Lorsqu'on voulait fabriquer le pain de ménage à domicile, on établissait soit dans la cuisine, soit dans une pièce voisine un four spécial, comme ceux dont il a été question précédemment à propos des boulangeries. La fumée s'échappait de la pièce par la porte ou par quelque petite fenêtre au-dessus du fourneau.

Les murs des cuisines recevaient des peintures caractéristiques. En souvenir du foyer primitif ou y représentait les dieux Lares avec le Génie familial et les serpents protecteurs du logis, comme on le faisait dans les Laraires. l ne peinture de cette sorte oITre, à

défaut d'autres, un moven de reconnaître la cuisine d'une maison.

Les latrines ' occupaient le plus souvent un coin de la cuisine, afin que les immondices pussent s'échapper par le même conduit que les eaux ménagères ; tantôt elles étaient simplement installées dans la pièce, sans aucune cloison : lant(')l elles formaient un réduit à part séparé par une cloison ou un mur bas. Dan^ d'autres

l'i^r. K>2. — I.ati'incs à Ponipi'-i. Dessin de Gusinan .

). Cf. Tliédcnat dans Sa^^lio. Dict. iles .\nl.. an ni(»l Lulrina.

JARr.ix 291

un tujau qui comniumqiui t avec l'é-mit n,, n, ^ r

tonde (fio- n-^ n,„, , '. . ,, ' ""^^"^ °" ^^^ec une fosse pro-

en,pre,„tes.ailla„,esdepiedsàla,.„.,iea,uJe„re ' ""^"

pou:r.!:,':;trpi"r •"-' '" '""■■■•""^' — " -- '-'.'»

H le chap.lrc- cp.o nous avons consacré aux thermes.

Js X. — .hirclin.

Us Romains aimaient beaucoup les jardinset n.f-.n.

taies et en pv..^- . i ^ P^^'^' P'"' '''"'«s honzon-

l™age est o:^^^ : JI^'^ -'--"'•^'i™» <le ja-diLdont

au."...- d:' Cuit: ■ '^ ^ """""■ '"'' '^ '""^' ''^^ ""-if^. -■'

■'•n, p„m,,ei,m '«„,,„,„., .V,i =;„„, ;,^' , h ' „ , , ' ""•"■'■•'='>"•• "" .in' ./ .<'l l(t/|,.|(f <Jy II, oclubi'c 1910).

§ XI. — Maisons à loyer.

Il n"a été question jusqu'à présent que des maisons bourgeoises, des habitations qui étaient occupées en entier par une même famille, celle du propriétaire ou dun ocataire aisé. Les gens plus modestes selogeaient dans des maisons de rapport , où chacun avait son étage. On les nommait insulae, par opposition aux demeures bourgeoises, qui étaient dites dnmiis . Le mot insiilae indique une grande construction ou un pâté de constructions voisines généralement limité par des rues et appartenant à un même propriétaire qui les louait par parties. .A Rome même elles pouvaient atteindre à une grande hauteur et monter jusqu'à 60 pieds ; la partie supérieure était souvent bâtie en bois, ce qui fut une des causes des fréquents incendies signalés par les historiens. En dehors de Rome, les maisons de rapport n'atteignaient pas à de semblables proportions. Il est inutile de dire que nous n'avons pas conservé d'exemples de bâtisses élevées ; c'est à peine s'il subsiste çà ou là des restes du premier étage. Une maison d'Ostie mérite à cet égard une mention spéciale; elle nous montre deux appartements superposés, l'un au rez-de-chaussée, l'autre au premier; rien ne prouvé d'ailleurs que ces appartements aient été habités par deux familles distinctes ; leur plan n'en est pas moins instructif (fig. 153) '. Le rez-dechaussée (A) comprend un certain nombre de pièces assez élégamment décorées de peintures, et une cage d'escalier qui permettait d'atteindre l'étage supérieur par l'extérieur ; les pièces g et h étaient très hautes de plafond, n'étant recouvertes au-dessus par aucune pièce. Au premier on arrivait sur un palier, d'où partait un corridor h, donnant entrée dans l'appartement. Toutes les salles communiquaient entre elles et étaient éclairées par des fenêtres.

On a fouillé assez récemment dans les ruines de la même ville une autre maison à loyer qui vaut également la peine d'être signalée.

\:ys. — Maison à étaj^e cl'Ostic ,

Page 1